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    "Atanarjuat (la légende de l'homme rapide)" de Zacharias Kunuk
    "Atanarjuat (la légende de l'homme rapide)" de Zacharias Kunuk ©Rezo Films
    du 01 au 22 MARS 2018

    Les films qui venaient du froid

    Et si nous voyagions vers les pôles ? Entre documentaires et fictions, gravité écologique et divertissement de science-fiction, la banquise et ses dépendances demeurent très certainement, avec la jungle et le désert, l’un des rares territoires dont le mystère provoque encore la fascination.

    La loi du paysage

    Un paysage peut dicter sa loi. Il peut inspirer les cinéastes, imposer son style, se transfigurer en image ou se diluer dans le cliché. Les paysages et les peuples de l’Arctique nous sont apparus très tôt, dès 1922, grâce au pionnier Robert Flaherty (Nanouk l’Esquimau), suivi de tout un cinéma ethnographique (formidable Derniers rois de Thulé de Jean Malaurie), qui a contribué à diffuser quelques images clés. Exotisme et aventure, la machine à fantasmes était née. La banquise et sa faune : ours blancs, phoques, pingouins. La banquise et son architecture : l’igloo. Et les Inuits, comme peuple mythique de nos rêves d’enfants.

     

    Les fondus de la banquise

    Les films « polaires » sont nombreux et se déclinent sous tous les genres : documentaires (Inuk en colère), films d’animation (les courts métrages délicieusement enfantins de Co Hoedeman), films d’aventures (Derzou Ouzala, Destination : Zebra station polaire), films burlesques (La Ruée vers l’or de Charlie Chaplin) et de science-fiction (The Thing de John Carpenter).

    Toujours promesses d’aventures insolites (Le Coup suprême), les pôles ont aussi vu l’émergence de tout un cinéma autochtone (Le Renne blanc). Les peuples de l’Arctique se réapproprient leurs paysages et leurs cultures, tout en inventant un cinéma des pôles (Noï Albinoï). Alors que le superbe Sept Chants de la Toundra, des Finlandais Anastasia Lapsui et Markuu Lehmuskallio, aborde la vie des Nenets de Sibérie, le cinéaste inuit Zacharias Kunuk, notre invité exceptionnel, est l’auteur d’Atanarjuat, premier film écrit et réalisé en inuktitut.

    Reconnu comme l’un des meilleurs connaisseurs du monde des glaces, l’explorateur Nicolas Dubreuil a généreusement accepté d’être notre parrain. Celui dont la vie a inspiré Voyage au Groenland sera présent pour plusieurs rencontres chaleureuses, à l’image de cet aventurier devenu Groenlandais de cœur.


    Une programmation élaborée par Marianne Bonicel et Muriel Dreyfus, avec Chantal Gabriel.

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