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    Je suis de Titov Veles
    Je suis de Titov Veles © Silkroad Production
    du 30 NOVEMBRE au 09 DÉCEMBRE 2012

    Un état du monde… et du cinéma 2012

    Observer, analyser, questionner le monde par le prisme des films de fiction. C’est l’objet de ce festival qui présente, sous le regard croisé de cinéastes et de personnalités de tous pays, des oeuvres récentes sur des questions politiques, sociales, économiques, culturelles…

    4e édition du 30 novembre au 9 décembre 2012

    Avec la journaliste Florence Aubenas et le réalisateur philippin Brillante Mendoza, parrains de cette 4e édition, le festival Un état du monde… et du cinéma conjugue le récit du quotidien et l’analyse, l’actualité et la vision réfléchie d’un monde contemporain. Au programme : les Philippines, la Syrie, l’ex-Yougoslavie, l’esclavage moderne. Et une avant-première chaque soir !
    4e édition du 30 novembre au 9 décembre 2012 

    20 ans après la guerre, le cinéma en ex-Yougoslavie

    “Ceci est l’histoire d’un pays qui n’existe plus, sauf au cinéma”, annonce Cinema Komunisto, un film retraçant l’histoire de l’ex-Yougoslavie à travers celle de son cinéma. Nés à la fin du titisme, enfants lorsque les pays de l’ex-Yougoslavie oscillaient entre ouverture à l’ouest et débuts d’affrontements nationalistes, les cinéastes des Balkans dessinent une autre vision de leur histoire. Une histoire nourrie de références culturelles et sociales communes, à commencer par la langue, les souvenirs de la guerre (Enfants de Sarajevo), la nostalgie d’une unité perdue ; et plus récemment, la recherche d’emploi, l’attraction de l’argent facile (Slovenian Girl), l’entrée dans l’union européenne, effective pour la Croatie en 2013 (Kino Lika). Une histoire de résistance incarnée par la défense de cette culture commune contre les nationalismes, notamment pendant le siège de Sarajevo, de 1992 à 1995, qui vit fleurir dans ses caves des réunions insolites d’artistes, d’écrivains, de cinéastes. La première édition du festival de cinéma de Sarajevo fut ainsi créée en 1993. “Les Balkans sont l’image réduite et inversée de l’Europe – mais ils en sont l’image”, écrit l’anthropologue Jean-François Gossiaux. Tel un miroir, le cinéma de cette région multiculturelle nous renvoie à d’autres tensions géopolitiques. 

    Syrie, des images pour la révolution

    Mohamed Malas, célèbre cinéaste syrien, déclare : “Il n’y a pas de cinéma syrien. Juste des cinéastes”. Cette remarque amère désigne alors toute l’impuissance des réalisateurs syriens,avides de projets, face au secteur du cinéma géré par l’Organisation nationale pour le cinéma, imposant dès 1963 une création totalement sous contrainte. Il est important, plus encore aujourd’hui, de rendre la parole à ces talents figés depuis des dizaines d’années (Omar Amiralay, Ossama Mohammed, Mohamed Malas…), alors que la Syrie est au coeur d’un conflit sanglant. Ces auteurs, isolés et censurés, tentent dès les années 70 de rendre compte du réel, de représenter le monde, de redonner sens à leur histoire. À cette ancienne génération, bridée mais cependant contestataire, vient se greffer depuis les débuts de la révolution une nouvelle vague de réalisateurs. Anonyme, caméra au poing, elle filme à son tour les soubresauts politiques du pays… Muselé et réprimé pendant de nombreuses années, le cinéma syrien se réinventerait-il ? 

    Dénoncer l’esclavage moderne

    Obligés de travailler leurs papiers confisqués, clandestins la plupart du temps, prostitués, domestiques ou salariés à la journée, tel est le sort des “esclaves” du XXIe siècle. Le protocole de Palerme (2000) définit la traite des êtres humains : “le recrutement, le transport ou l’hébergement d’une personne à des fins d’exploitation sexuelle, ou de servitude pour dette, de mendicité forcée, de travail non payé…” Parmi les films proposés, La Promesse, Haïti chérie et La Petite Venise exposent la réalité de la traite humaine aujourd’hui. 

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