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    Design ABM Studio – Visuels: La Vengeance d’un acteur © 1963 Kadokawa / Mishima, ma mort est mon chef-d’oeuvre © Glénat / 25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin © Collection Christophel.
    du 12 OCTOBRE 2022 au 15 JANVIER 2023

    Le Japon, Mishima et moi

    Un portrait subversif de notre époque ?

    Du 12 octobre 2022 au 15 janvier 2023. Nous vivons dans un monde qui a été prévu et préparé par Yukio Mishima. Comme un plat qui se mange froid. Cet homme, mort suicidé à l’âge de 45 ans, a plagié par anticipation l’agitation politique, les bifurcations sociétales, les agapes narcissiques, les odyssées sexuelles, la faillite définitive, les éclats de beauté de notre époque. 

    Premère thématique de la saison, avant « Mondes parralèles » et « Portrait de Los Angeles ».

     

    Ce monde, que nous avons mis en gage et en partage, est en partie recomposé par ce programme transmédia (le mot est gros, mais il est agréé), conçu comme une grande exposition où cinéma, bande dessinée, jeu vidéo et arts numériques se côtoient et se complètent. S’il est impossible d’épuiser les images du miroir que nous tend Mishima, nous vous invitons à traverser ces reflets de vous-mêmes jusqu’au vertige.

    L’écrivain japonais a porté tant de masques qu’il n’est jamais là où on l’attend ni toujours le même. Il fait l’objet d’une admiration internationale, de Paul Schrader à Maurice Béjart, de Marguerite Yourcenar au Bérurier noir, et chacun·e semble avoir construit son propre Mishima. Sa vie peut être vue comme une installation, une oeuvre au terme violent et spectaculaire, avec son lot de malentendus et de mystifications. Nous vivons toutes et tous dans une fiction imaginée par Mishima et ses fantômes migrants.

    Les chapitres

    • Le Japon de Mishima
    • Le style Mishima
    • Les corps de Mishima (à venir)
    • Mishima politique (à venir) 
    • Mishima samouraï (à venir)

    Ce programme n’est pas un hommage à Mishima. Ou alors un hommage tel qu’il l’aurait voulu : à la fois critique et infidèle. Son oeuvre est le prisme que nous avons posé sur 2022 pour mieux comprendre son désastre absurde et sa beauté convulsive. Pour avancer dans cette oeuvre encore méconnue (une toute petite partie a été traduite en France), nous avons conçu 5 chapitres, comme autant de salles où s’exposent des Mishima potentiels et alternatifs : le Japon de Mishima, pays défait par la guerre et la bombe atomique quand il avait 20 ans ; le style Mishima, afin de saisir le sel de sa plume, mais aussi ses expériences cinématographiques, en qualité de scénariste, de réalisateur ou d’acteur ; les corps de Mishima : récits de soi, bodybuilding, sexualité omnivore, érotisme macabre ouvrent les veines et les vannes de la modernité ; Mishima politique – fût-il d’extrême gauche ou d’extrême droite, ou peut-être un réactionnaire romantique ? – cela pose la question plus générale des oeuvres contestataires et subversives ; Mishima samouraï : on peut saisir, à travers l’éthique du samouraï, une voie nouvelle dans le chaos du XXIe siècle.

    ​Exposition « Mon moi(s) de Mishima » par FanXoa

    Au micro de Bérurier Noir, puis plus tard de Molodoï, FanXoa – alias François Guillemot pour l’état civil –, a consacré une exposition virtuelle en novembre 2020 à Yukio Mishima, à l’occasion du 50e anniversaire de son seppuku. L’écrivain a en effet accompagné son adolescence et, en filigrane, son existence. Un accrochage exceptionnel de dix tableaux peints à l’acrylique et collages évoquent la vie de Mishima. 


    Mondes parralèles, du 18 janvier au 24 mars 2023.
    Portrait de Los Angeles, du 12 avril au 6 juillet 2023.

     

    partenaires

    • Tempura
    • Transfuge
    • Revus et corriges
    • Nova

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