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    "A.K."
    "A.K." © D.R.
    • SAM 23 MARS 2019 À 17:30

    A.K.

    de Chris Marker

    Fabriquer le cinéma

    Documentaire l France, Japon l VOSTF l 1985
    70 min l DVD Blue Ray

    À propos du film

    Chris Marker brosse un portrait d’Akira Kurosawa sur le tournage de Ran. Il découpe son reportage en une succession de petits chapitres aptes à mieux faire comprendre le travail et les thèmes de prédilection du cinéaste. Discret derrière sa caméra, il est comblé, dit-il, par le bonheur évident de « s’approprier une beauté qui n’était pas la sienne ». 

    Serge Silberman, le producteur français de Ran d’Akira Kurosawa (1985), avait demandé à Chris Marker de réaliser un portrait du grand cinéaste japonais dans les coulisses du tournage de son film, au pied du Mont Fuji. Marker appartient à une génération de réalisateurs de films documentaires qui sont passés du documentaire « objectif » à une forme plus subjective, ce dont témoignent ici les commentaires de Marker en voix off. Les documentaires sur le making-of d’un film étaient rares à cette époque : Marker – dont l’amour du cinéma s’était exprimé à travers de fervents hommages adressés à Andrei Tarkovski, Sergei Eisenstein et Alfred Hitchcock – a ici abordé le genre d’une manière personnelle, faisant d’A.K. une exploration introspective et poétique de l’œuvre de Kurosawa. Il en résulte une œuvre d’art ayant pour sujet la réalisation d’une œuvre d’art, une ode à Kurosawa où ce sont essentiellement les détails qui attirent l’attention de Marker. Sous son regard, les figurants qui essaient leurs costumes de samouraï, les longues périodes d’attente, et même la météo sont sources de méditations sur l’art du cinéma. A.K. se divise en chapitres (Battle, Patience, Faithfulness, Speed, Horses, Rain, Lacquer & Gold, Fire, Fog et Chaos) représentant chacun un thème que Marker a identifié dans l’œuvre de Kurosawa.
    –International Documentary Filmfestival Amsterdam

     

    Chris Marker paints a portrait of Akira Kurosawa du­ring the shoot of Ran. He divides his reportage into a series of small chapters that give us better insight into the filmmaker’s work and favourite themes. Unobtrusive behind his camera, he is overwhelmed, as he says, by the obvious happiness of “appropriating for himself a beauty that was not his own”. 

    Serge Silberman, the French producer of Akira Kurosawa’s Ran (1985), asked Chris Marker to make a behind-the-scenes portrait of the great Japanese director on the set of the film at the foot of Mount Fuji. Mar­ker was one of a generation of documentary filmmakers who exchanged the «objective» documentary for a more subjective form, as is demonstrated by the voice-over he wrote. Making-of documentaries were unusual in those days, and Marker (whose love of cinema had pre­viously led to loving homages to Andrei Tarkovsky, Sergei Eisenstein and Alfred Hitchcock) gave the genre his own twist by making A.K. a poetic, self-reflexive exploration of Kurosawa’s oeuvre. The result is a work of art on the making of a work of art – an ode to Kurosawa in which it is principally the details that attract Marker’s attention. In Marker’s hands, the extras trying on their samurai costumes, the endless waiting and even the weather be­come ruminations on the nature of filmmaking. A.K. is divided into the chapters «Battle», «Patience», «Faith­fulness», «Speed», «Horses», «Rain», «Lacquer & Gold», «Fire», «Fog» and «Chaos», all themes that Marker saw throughout Kurosawa’s work. 
    –International Documentary Filmfestival Amsterdam 

    Précédé d'une introduction courte (5min)