Monte là-dessus
Sam Taylor
Christophe Conte
En 1983, devant la caméra de Nagisa Oshima, deux musiciens tiennent les premiers rôles de Furyo (Merry Christmas Mister Lawrence), l’histoire d’un capitaine et de son prisonnier dans un camp de Java en 1942, qui se livrent à un étrange ballet de répulsion/séduction aux confins de l’homo-érotisme. David Bowie et Ryuichi Sakamoto ne se sont jamais rencontrés auparavant, ils ne se reverront jamais plus par la suite. Pourtant, entre ces deux génies de la musique, disparus tous les deux d’un cancer, il existe bien des correspondances secrètes, des liens de convergences sensibles, notamment dans leurs rapports à leur art et à leur façon parallèle d’en repousser les contours et de jongler en permanence entre tradition et modernité.
Cette conférence est aussi l’occasion d’explorer la fascination constante de Bowie pour le Japon et son influence, en retour, sur les musiciens japonais, à commencer par Sakamoto. À quelques semaines des célébrations des dix ans de la disparition de Bowie, il s’agit d’un pas de côté qui permet d’éclairer sous un angle original, à travers un sparring-partner inattendu, son œuvre inépuisable.