Soirée Alain Cavalier
Mettre en regard le premier et l’ultime film de la grande dernière période d’Alain Cavalier, quoi de plus juste. Trente ans séparent La Rencontre (1996), son premier essai en « cavalier seul », de Merci d’être venu (2026) avec lequel il met un point final à l’aventure.
Les chanceux·ses qui vont découvrir Merci d’être venu pourront voir dans ce film-poème l’aboutissement d’un chemin de soixante-cinq ans : le jeune cinéaste qui faisait tourner, à l’orée des années soixante, Jean-Louis Trintignant et Alain Delon, Romy Schneider et Catherine Deneuve, avec tous les moyens du cinéma classique. Il est devenu le filmeur solitaire qui enregistre Françoise, sa compagne et monteuse dès La Rencontre, avec la même attention que son cordonnier philosophe. S’il est question de mort dans ce film d’adieu, ce n’est jamais pour s’y arrêter : peu d’œuvres se révèlent aussi heureuses que cette chronique intime mue par l’élan du regard. Cet autoportrait jamais narcissique est tourné vers l’autre : chaque geste perçu, chaque visage apparu, devient leçon de vie.
Philippe Roger, maître de conférences en cinéma à l’Université Lumière Lyon 2
Soirée composée de 2 séances :
→ 18h30 : La Rencontre d'Alain Cavalier
→ 20h30 : Avant-première : Merci d’être venu d'Alain Cavalier, suivi d'une discussion avec Emmanuel Manzano (chef monteur du film)