Le Grand Méchant Renard et autres contes
Patrick Imbert
À première vue, l’idée de nation paraît évidente, allant de soi. Depuis le règlement de la Première Guerre mondiale, le principe des nationalités s’est imposé et progressivement, au fil du démantèlement des empires pluri-nationaux puis des empires coloniaux, des États-nations ont été instaurés, tandis que des peuples encore sans État rappellent le fait qu’ils constituent une nation pour obtenir le droit d’avoir une entité étatique.
Les choses se compliquent néanmoins si l’on considère la précarité des frontières étatiques, qu’il s’agisse d’États ayant une existence sur le temps long ou d’États institués justement à la faveur de la décomposition des empires. À l’heure de l’exacerbation du nationalisme dans différents pays (pour ne pas dire dans tous) l’enjeu est ici de mettre en lumière le caractère inévident de la nation et instable de ce qui est censé la constituer.
Sarah Mazouz est sociologue. Ses travaux s’appuient sur des enquêtes ethnographiques et mobilisent les critical race studies, la sociologie du droit, la sociologie des politiques publiques et l’anthropologie critique de la morale. Chez Anamosa, elle est l’autrice de Nation (2025), Race (2020), la co-autrice avec Éléonore Lépinard de Pour l’intersectionnalité (2021) et a co-dirigé avec Thomas W. Dodman, Race, l’ombre portée.
Dans le cadre de
Cinéma en débat(s). Festival Un état du monde, 16e édition. Avant-premières et inédits. Focus IA. Histoires de Palestine. Carte blanche à Lola Lafon en sa présence. Exposition Mondes migrants. Apéros Le mot est faible.
Du 21 au 25 janvier 2026.