Vendredi 08 mai à 18h30
Stéphanie Chaptal à propos de : L’Horreur venue du Japon : Les multiples visages de l’effroi
La peur est l’une des premières émotions humaines : tout le monde la ressent, quels que soient son âge ou ses origines. Alors, pourquoi parle-t-on spécifiquement d’horreur « à la japonaise » ? Et pourquoi tout un pan du cinéma japonais est-il désigné sous le terme « J-horror » ?
Au Japon, l’horreur trouve ses racines dans des thématiques et des craintes intimement liées à l’histoire de l’archipel, qui resta longtemps isolé du reste du monde. Elle naît d’abord de l’imaginaire des yokai et de la tradition shintoïste, ancrée dans la peur d’une nature hostile (tremblements de terre, tsunamis, typhons). Elle se cache aussi dans les traumatismes historiques et sociaux (bombardements atomiques, crises financières, pression sociale).
Films, anime, théâtre, littérature... Cette matière sombre a fourni le terreau propice à l’émergence d’œuvres de fiction aussi uniques que terrifiantes qui ont investi tous les domaines de la création. De Kitaro le repoussant à Ring en passant par les récits de Junji Ito et Resident Evil, cette approche particulière de l’horreur est aujourd’hui largement diffusée.
Le genre a par ailleurs dépassé les frontières du pays pour devenir un véritable champ de la pop culture mondiale, nourrissant de nombreux·ses artistes.
Retrouvons-nous pour parler de ses manifestations sur grand écran, tant en prise de vue réelle qu’en animation !

L'Horreur venue du Japon © Editions Ynnis
Stéphanie Chaptal
Journaliste, traductrice, autrice… Depuis plus de 20 ans, Stéphanie Chaptal manipule les mots dans tous les sens non pas pour inventer de nouveaux mondes, mais pour trouver la vérité qui se cache derrière eux. Tombée amoureuse de la science-fiction et de la bande dessinée en dévorant Dune ou les premiers X-Men et en ne ratant jamais un épisode de Cobra à la TV, elle se passionne depuis l’enfance pour tout ce qui touche à l’imaginaire qu’il soit couché sur le papier, peint, dessiné ou filmé. Elle a travaillé pour de nombreux titres de la presse informatique (01net, Micro Hebdo, Toms Hardware…), jeux vidéo (Eurogamer, Canard PC…) ou de culture geek (Ubergizmo, Animeland…), et traduit également des BD, des romans de science-fiction, de fantasy ou des polars, des jeux vidéo ou des synopsis de longs et de courts métrages.
- Gratuit. Réservation recommandée.