Prison On Fire II (Gam yuk fung wan II : To fan)
- Ringo Lam
Avec
- Chow Yun-Fat
- Chen Sung-young
- Elvis Tsui
- Wong Kwong-leung
- Victor Hon
- Frankie Chi-hung Ng
- Fiction
- Hong Kong
- VOSTF
- 1991
- 109 min
- Couleur
Action/Drame
Dans ce deuxième volet, Chung Tin-ching, souffre-douleur d’un gardien de prison sadique cherchant par tous les moyens à le faire tuer par ses codétenus, tente de s’évader pour retrouver son fils, placé dans un orphelinat.
Ces deux classiques du film de prison hongkongais, réalisés à quatre ans d’écart, imposent la patte Ringo Lam. Dans ce diptyque culte, le cinéaste illustre les archétypes du genre tout en cherchant à les démythifier, à leur faire perdre leur apparat spectaculaire. Les gardiens corrompus cherchent à monter les détenus les uns contre les autres en colportant des rumeurs pour provoquer des incidents meurtriers, tandis que les héros ne cherchent qu’une seule chose: la survie. Le cinéaste opère toujours un très étrange mélange des genres et des tons, valsant entre suspense, comédie et mélodrame. Adoptant un humour de buddy movie presque à l’italienne, il semble davantage intéressé par les amitiés qui se nouent que par les explosions de violence. Déjouant sans cesse les attentes du genre, il dédramatise son récit, refuse le tragique et filme les nombreux affrontements sans les sublimer, comme un chaos d’individus se battant maladroitement. Ici, les tentatives d’héroïsme sont désamorcées ou vouées à l’échec. Alors que la plupart des films de prison versent dans le cauchemar carcéral, Ringo Lam décrit la prison comme un lieu de vie, un microcosme social empli de moments étonnamment légers. En redécouvrant ces deux œuvres, on se rappelle également qu’avant d’être le héros épique de The Killer et À toute épreuve, Chow Yun-fat excelle dans le registre comique.
Scénario : Yin Nam
Photographie : Fan Chuen-lam
Montage : Tony Kwok-chung Chow
Musique : Lowell Lo
Production : Wellington Fung