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    Design graphique : ABM Studio
    Design graphique : ABM Studio Visuel : Péché mortel © Collection Christophel / Mommy © Diaphana / Miss Oyu © Capricci Films – Les Bookmakers
    du 30 SEPTEMBRE au 13 NOVEMBRE 2020

    Tant qu’il y aura du mélo

    Des larmes, de la tragédie et de l’amour en 70 films

    Chargé d’exprimer le tragique de la destinée humaine, le mélodrame ose les péripéties dramatiques les plus folles, entre artifice et émotion pure. Des grands classiques à aujourd’hui, les 70 films de ce programme témoignent de la vivacité d’un genre dont les codes et l’esthétique traversent tous les pays.

    Le mélodrame, ou Woman’s Film, est centré dès l’origine autour de personnages féminins qui tentent de résoudre des conflits émotionnels liés à leur condition et à leur assujettissement au regard masculin. Les films privilégient les sujets dits « féminins » : amours impossibles (Lettre d’une inconnue), drames familiaux (So Long, My Son), tragédies de destins confrontés à la guerre (Quand passent les cigognes) ou à la mort (Le Roman de Marguerite Gautier). Si sur les visages des actrices passent les douleurs les plus extrêmes, les héroïnes de mélodrames peuvent échapper au rôle de victime (Ingrid Bergman dans Hantise) pour affirmer leur indépendance, telles Bette Davis dans Une femme cherche son destin et Joan Crawford dans Johnny Guitare. Le mélodrame aime aussi les femmes maléfiques au parfum de Péché mortel. « Sirk a dit, le cinéma c’est du sang, ce sont des larmes, avec de la violence, de la haine, des films avec de la mort et des films avec de l’amour. » L’enthousiasme de R.W. Fassbinder pour les films de Sirk propulse le mélodrame dans le cinéma contemporain. Longtemps méprisé pour sa supposée sentimentalité, le genre se révèle plus subversif qu’on ne pourrait le croire dans sa critique de la société et de ses tabous (Tous les autres s’appellent Ali). Grâce à Pedro Almodovar, Clint Eastwood, Todd Haynes, Xavier Dolan, Jane Campion et tant d’autres depuis, le mélodrame a su se réinventer. En nous invitant à partager – et à compatir avec – le malheur de personnages victimes du destin ou des normes sociales, le mélo nous parle aussi de nous.

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