La Cienaga
- Lucrecia Martel
Avec
- Graciela Borges
- Sylvia Baylé
- Fiction
- Argentine
- VOSTF
- 2001
- 101 min
- Couleur
Drame
Dans la moiteur de l’été tropical du nord de l’Argentine, le quotidien d’une famille bourgeoise s’écoule dans sa grande propriété, entre oisiveté, beuveries, secrets et tensions enfouies… Tandis que les parents s’égarent, les enfants observent.
Le premier long métrage de Lucrecia Martel est un coup de maître. Elle filme la déliquescence familiale, ce marécage des rapports humains, dans une lancinante douceur qui en décuple la violence, captant le temps suspendu et l’instant du rien avec une virtuosité inouïe. Tour à tour hypnotique et anxiogène, impitoyable et bienveillant, La Ciénaga saisit tout autant les impitoyables rapports de classe et le racisme latent que le regard des enfants et des adolescents, aussi bouleversant que chez Victor Erice. Absolument sublime.
Scénario : Lucrecia Martel
Photographie : Hugo Colace
Montage : Santiago Ricci
Production : Lisa Stantic
Rebeka Warrior à propos de La Ciénaga : « J’aime beaucoup cette réalisatrice argentine qui dépeint la bourgeoisie comme oisive, improductive, raciste et passablement dégénérée. Les atmosphères sont oppressantes, étouffantes et subtilement drôles. Dans La Ciénaga, la mère est alcoolique, le père inexistant et les enfants laissés pour compte. Ciénaga signifie « marécage » en espagnol mais c’est aussi le nom de la ville voisine de la maison de vacances où se déroule le film. »