Le cinéma Fiction
Ouverture des réservations
Mercredi 26 août à 12h
Plein: 11€, réduit: 9€
Mardi 08 septembre 2026 à 21h45

Born In Flames + Les Chants de Maldoror

L’Étrange Festival. Carte blanche à Rebeka Warrior. Inédit. Présenté par Rebeka Warrior.

Born In Flames

de
  • Lizzie Borden

Avec
  • Honey
  • Adele Bartei
  • Jean Satterfield
  • Florynce Kennedy
  • Kathryn Bigelow
  • Fiction
  • États-Unis
  • VOSTF
  • 1983
  • 79 min
  • Couleur

Drame dystopique 

New York. Dans un futur proche, dix ans après la « guerre de libération sociale-démocrate », ulcérées par la domination masculine, des groupes de femmes organisent la riposte.  

On peut s’étonner que Lizzie Borden soit reconnue si tardivement. Pourtant, son œuvre est tout simplement en avance sur son temps tant elle résonne avec notre époque. Trop souvent réduit à un film de science-fiction, Born in Flames est avant tout un extraordinaire docufiction mettant en scène l’utopie d’une révolution féministe avec un tel sens du réel que, privés de tout contexte historique, nous pourrions la croire authentique. Un documentaire venu du futur ? Manifeste politique incandescent, le film s’achève sur une image à laquelle l’Histoire a conféré une puissance de trouble saisissante.

Scénario : Lizzie Borden
Photographie : Ed Bowes, Al Santana
Montage : Lizzie  Borden
Musique : The Bloods, Ibis, The Red Crayola
Production : Lizzie Borden.

Rebeka Warrior à propos de Born in Flames : « Ce film de science-fition explore le racisme, le sexisme et l’hétéro-sexisme dans une démocratie socialiste américaine alternative. Le film présente des femmes qui ont des idées différentes sur la façon dont le sexisme doit être contré ; si leurs opinions diffèrent, toutes pensent que c’est aux femmes de passer à l’action,  car le gouvernement ne fait pas attention à elles et n’interviendra pas. Born in Flames dépeint un monde imprégné par les violences faites aux femmes et souligne le fait que celles-ci sont le plus atteintes par le chômage et l’oppression gouvernementale. Dans le film, les femmes se réunissent pour avoir plus d’impact. Totalement Warrior. » 

Les Chants de Maldoror (Marudororu no uta)

de
  • Shûji Terayama

Avec
  • Keiko Niitaka
  • Susumu Oono
  • Yoko Ran
  • Toshihiko Hino
  • Chiaki Ishii
  • Fiction
  • Japon
  • VOSTF
  • 1977
  • 30 min
  • Couleur

Fantastique/Expérimental 

Dans ce trip poétique hallucinatoire, l’écran se mue en page vivante : sur la peau des acteurs de sa troupe du Tenjô Sajiki évoluent tortues, escargots et autres animaux. Les mots de Lautréamont deviennent des graphies sensuelles, des présences charnelles venant caresser le corps des personnages. Le  cinéaste ne pouvait rendre plus bel hommage à ce monument qu’à travers ce merveilleux collage.  

Scénario : Shûji Terayama
Photographie : Tatsuo Suzuki
Montage : Sachiko Ikeda
Musique : Akio Suzuki
Production : Akinori Konishi, Eiko Kûjô

Rebeka Warrior à propos de The Cage et Les Chants de Maldoror : « J’ai découvert le cinéma expérimental, post punk et d’avant garde japonais quand j’étais ado, grâce à un morceau du groupe Berurier noir intitulé L’Empereur Tomato Ketchup et qui était aussi le titre d’un film de Terayama. J’ai choisi pour L’Étrange Festival deux courts métrages de ce réalisateur, The Cage et Les Chants de Maldoror. Le premier évoque la question du temps, qui à été mon sujet de diplôme aux Beaux-arts et le second, qui s’inspire du roman poétique et pré surréaliste éponyme du Comte de Lautréamont, fait référence à mon amour pour la poésie. » 

• IMPORTANT : pour les détenteurs de la carte Forum Illimité du Forum des images, la réservation des places se fait uniquement le jour de la séance, à partir de 13h30, en ligne ou en guichet, dans la limite des places disponibles.