En 2010, Takahide Hori, alors âgé de quarante ans et n’ayant aucune expérience du cinéma, se lance dans une aventure folle : apprendre le cinéma d’animation en autodidacte et réaliser un long métrage en stopmotion… seul ! Il lui faudra plus de sept ans pour parvenir à ses fins, s’attelant chaque soir à bâtir chez lui les décors et personnages de son univers fou, mais aussi à en assurer les voix, l’univers sonore, les lumières et le montage. Ce coup d’envoi s'intitulera Junk Head et sera salué par Guillermo Del Toro comme « un travail solitaire d’un génie dément ». Pour cause, cette dystopie à l’humour corrosif se revendique autant d’Alien que de Jérôme Bosch, les frères Quay ou Terry Gilliam, au service d’un bijou de science-fiction génialement baroque et grotesque.
Cinq ans après sa sortie française, venez découvrir en avant-première son préquel Junk World, et plonger dans le travail minutieux du réalisateur Takahide Hori !