De novembre 2010 à avril 2011, cinéastes, comédiens ou techniciens prestigieux sont venus partager leur expérience autour de cette question.
Présentés par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en collaboration avec le Forum des images, ces débats sont conçus et animés par les étudiants du master professionnel en scénario, réalisation et production, sous la coordination de Frédéric Sojcher et N.T. Binh.
Après des études à l’université de New York et à l’Actors Studio, Julie Delpy se fait remarquer à l’âge de quatorze ans chez Jean-Luc Godard (Détective) puis Leos Carax (Mauvais sang), avant de connaître une véritable consécration avec La Passion Béatrice de Bertrand Tavernier en 1987. Parfaitement anglophone, elle enchaîne ensuite les rôles dans des productions européennes comme The Voyager de Volker Schlöndorff ou Trois couleurs - Blanc de Krzysztof Kieslowski. À l’occasion du tournage de Killing Zoe de Roger Avary, elle s’installe à Los Angeles où elle s’impose peu à peu dans le milieu du cinéma américain indépendant (Before Sunrise, Before Sunset, Le Loup-garou de Paris). Julie Delpy est également réalisatrice : après un court métrage puis un premier long métrage, elle écrit, produit, compose, monte, réalise et tient le rôle principal de 2 Days in Paris. Après son deuxième long métrage La Comtesse (2010), elle tourne actuellement la suite de 2 Days in Paris, intitulée 2 Days in New York.
Ce débat a eu lieu le 28 avril 2011
Remarquée par Luchino Visconti alors qu’elle est encore mannequin pour de prestigieux magazines, Marisa Berenson débute sa carrière au cinéma dans Mort à Venise. Elle multiplie ensuite les expériences en tournant avec les plus grands, tels que Bob Fosse (Cabaret), Stanley Kubrick (Barry Lyndon), Blake Edwards (S.O.B.), ou encore Clint Eastwood (Chasseur blanc, coeur noir). Après un passage à Broadway, elle apparaît dans des fictions européennes, comme Le Plus Beau Jour de ma vie de Julie Lipinski, la série télévisée Mafiosa, ou plus récemment Amore de Luca Guadagnino.
Elle a reçu en 2010 le Prix Henri-Langlois pour avoir su mêler, avec brio et naturel, différentes activités artistiques liées à l’image : mannequin, artiste et ambassadrice de l’Unesco, et désormais écrivain. Marisa Berenson revient sur sa carrière aux côtés de Michel Ciment, directeur de la revue Positif.
Ce débat a eu lieu le 17 mars 2011 au Forum des images.
Comédien et réalisateur de seconde équipe dans les films de son père Alexandre Arcady, Alexandre Aja reçoit la Palme d’or à Cannes dès son premier court métrage, "Over the Rainbow", réalisé en 1997. Ce premier succès lui permet de tourner deux ans plus tard "Furia", un film d’anticipation. Mais c’est en 2003 qu’il se fait vraiment connaître grâce au succès de son long métrage "Haute tension", présenté notamment au Festival de Sundance. Avec son acolyte Grégory Levasseur, il fait alors ses premiers pas à Hollywood où on lui propose des projets de remake. Il y réalise "La colline a des yeux" (que Wes Craven avait mis en scène en 1977) puis "Mirrors" (remake du film sud-coréen "Into the irror"), et enfin "Piranha 3D", dernier rejeton en relief de la série de films d’horreur initiée en 1977 par Joe Dante. Egalement producteur et scénariste, Alexandre Aja a produit notamment le long métrage de Franck Khalfoun, "2ème sous-sol". Représentatif d’une nouvelle génération de réalisateurs français adeptes du cinéma de genre, il travaille actuellement à l’adaptation du manga “Cobra, le pirate de l’espace”.
Ce débat a eu lieu le 10 février 2011 au Forum des images.
Après des études de cinéma, Éric Gautier débute sa carrière de directeur de la photographie comme assistant opérateur de Bruno Nuytten sur La vie est un roman d’Alain Resnais. Dès 1990, ses collaborations avec Arnaud Desplechin, Olivier Assayas, Patricia Mazuy ou Marion Vernoux font de lui l’un des techniciens les plus représentatifs du “jeune cinéma français” et l’un des chefs opérateurs les plus reconnus. Il travaille bientôt avec Catherine Breillat, Raoul Ruiz ou Patrice Chéreau avec qui il remporte le César de la meilleure photographie pour Ceux qui m’aiment prendront le train. Sa carrière prend une envergure internationale en 2004 avec Carnets de voyage de Walter Salles puis Hôtel Woodstock d’Ang Lee, Roses à crédit d’Amos Gitai ou encore Into the Wild de Sean Penn.
Ce débat a eu lieu le 13 janvier 2011 au Forum des images.
Costa-Gavras est un cinéaste connu pour son engagement politique dès son emblématique trilogie des années 70 constituée de Z, L’Aveu et État de siège. Entre 1982 à 1996, il tourne cinq films aux États-Unis : Missing (Palme d’or à Cannes), Hannah K., Music Box (Ours d’Or à Berlin), Betrayed et Mad City, avant de revenir tourner en France à partir de 2002 pour le controversé Amen. Comment ce cinéaste français d’origine gréco-russe s’est-il acclimaté aux tournages et aux stars hollywoodiennes ? Ces expériences ont-elles modifié sa façon d’écrire ou de tourner en France ? Autant de questions à aborder au cours de cette rencontre exceptionnelle.
Ce débat a eu lieu le 16 décembre 2010
Lorsqu’il est appelé à Hollywood pour réaliser Alien, la résurrection (1997), Jean-Pierre Jeunet est déjà un cinéaste “culte” en Amérique, grâce aux films qu’il a cosignés avec Marc Caro, Delicatessen et La Cité des enfants perdus. De retour en France, il connaît un succès international avec Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001), suivi d’Un long dimanche de fiançailles (2004), coproduit par Warner Bros.
Pour ce Ciné-débat, il est accompagné d’Hervé Schneid, son chef monteur habituel (récompensé d’un César pour Delicatessen, 1991), qui a par ailleurs également monté Mesrine de Jean-François Richet (2008).
Ce débat a eu lieu le jeudi 4 novembre 2010 au Forum des images