Reprise de la Quinzaine des Réalisateurs 2012

    Du 31 mai au 10 juin 2012

    Au lendemain de Cannes, le Forum des images présente au public parisien, dans son intégralité, la 44ème sélection de la Quinzaine des Réalisateurs. Cette année, plus de 30 longs et courts métrages répondent à la volonté du festival de montrer un cinéma d’auteur international, contrasté, engagé et plutôt joyeux... Lieu de rencontre artistique vivant et unique, la Quinzaine est une expérience que nous vous invitons à partager. Notamment avec les cinéastes, prêts à dialoguer autour de leur film.

    À quoi ressemblera la Quinzaine des Réalisateurs 2012 ?

    Comme il se doit, elle sera contrastée, mondiale et, cela doit être noté, plutôt joyeuse… enfin de temps en temps… Quatre, cinq fois, la comédie s’invitera en effet au bal. Ou hantera, rongera, d’autres films. Elle parlera français, espagnol avec l’accent de Montevideo et aussi anglais avec l’accent de New York…

    On pleurera aussi en suivant les aventures d’un adolescent argentin, fils de militants de gauche clandestins, sous la dictature militaire… On suivra avec angoisse la fuite d’une jeune fille dans la montagne colombienne… Pleurer, rire, cela se mêlera parfois dans le même film… Dans deux films français entre autres… Il y aura aussi une saga policière de belle dimension, quatre heures trois quarts, en deux épisodes, pour couvrir quarante ans de coups fourrés, de trahisons, d’assassinats et de racket, et aussi d’amours et d’amitié. Comme cette saga vient de Mumbai, elle sera agrémentée de quelques chansons à la fois populaires et savantes comme on sait en composer même en marge de Bollywood…

    Le film noir se déclinera dans d’autres modes et autres langues. En anglais… évidemment dans un film américain… En français, avec une chronique familiale paradoxale et noire, un peu à la manière de James Gray, avec de jeunes acteurs fantastiques… En langue persane, dans un film étonnant qui nous vient de Téhéran, qui ne s’arrête pas aux apparences du pouvoir des mollahs et va fouiller plus profondément cette part de la société qui profite du régime, les nouveaux maîtres cachés, escrocs sans scrupule qui profitent du non droit ou du droit relatif qu’a instauré la théocratie… Nous irons aussi en Orient extrême, sur les pas de jeunes gens agressifs, dans l’Afrique du Nord confrontée à l’islamisme, en Amérique latine et du Nord, en Europe, en France, pour rire, pleurer, frémir, vivre des émotions devant des histoires plus grandes que nature…

    Vérifier que le cinéma d’aujourd’hui s’intéresse à l’impact des religions, aux passions, à l’histoire, à la souffrance des femmes, et des jeunes… À la vie comme elle va et comme elle ne va pas. Avec engagement, lucidité, humour et poésie…

     

    Édouard Waintrop,
    Délégué général