Reprise de la Quinzaine des Réalisateurs
    © Claudine Doury Agence Vu'
    Reprise de la Quinzaine des Réalisateurs

    Reprise de la Quinzaine des Réalisateurs 2010

    Une sélection toujours singulière et innovante, des films inédits qui dévoilent et confirment les talents du 7ème art. 

    Le 13 mai s’ouvre la 42e édition de la Quinzaine des Réalisateurs. Section parallèle et indépendante du Festival de Cannes, elle s’évertue depuis son origine en 1968 à faire émerger les nouveaux talents du cinéma et à proposer au public de nouvelles écritures cinématographiques. C’est ainsi qu’elle a pu faire découvrir des cinéastes tels que Martin Scorsese, Werner Herzog, Michael Haneke, les Frères Dardenne, Bruno Dumont, Jim Jarmush, Nagisa Oshima, Ken Loach… 

    Le caractère non compétitif de la sélection permet la découverte des films dans un esprit très libre qui n’oppose pas les talents mais les fédère autour d’une idée du cinéma respectueuse de la diversité et au-delà de toute notoriété. Cette idée de communauté, portée par l’exigence artistique, s’est développée au fil des ans autour de l’accueil des réalisateurs et des liens avec la profession et l’industrie, en créant une atmosphère de plus en plus conviviale et festive. 

    Parmi la vingtaine de films sélectionnés cette année, la Quinzaine présente à nouveau un grand nombre de premiers films ; elle a une franche ouverture au documentaire et toujours des courts et moyens métrages, ainsi que des séances spéciales. À l’instar du film d’ouverture Benda Bilili de Florent De La Tullaye et Renaud Barret – un documentaire où la musique est à l’honneur dans une Afrique  urbaine, à travers une histoire forte de sa fragilité –, des cinéastes toujours préoccupés et attentifs à la réalité qui les entourent offrent à notre regard des films en prise avec les problématiques de notre époque, de nos sociétés. Un miroir qui nous est tendu, varié par l’origine des films et les diverses propositions cinématographiques. Parmi les différents titres, un film flamand d’une très grande poésie qui revisite le mythe de la Nativité, Little Baby Jesus of Flandr de Gust Vandenberghe ; un film américain qui traque la face cachée d’Hollywood, Shit Year de Cam Archer ; un premier film mexicain qui croise le film de genre et nous offre une métaphore crue de la société mexicaine, Somos lo que hay de Jorge Michel Grau ; le retour aux sources américaines de Frederick Wiseman avec un documentaire fascinant, Boxing Gym, ainsi que le nouveau film du Danois Christoffer Boe Alting bliver godt igen… Et une belle découverte française : Un poison violent de Katell Quilleveré (sous réserve). Ces films font de la Quinzaine un véritable lieu de rencontre artistique vivant et unique, une expérience que nous vous invitons à partager.