Les Tables rondesJournalistes, cinéastes, philosophes, écrivains, historiens se réunissent autour de quatre thèmes pour mieux nous aider à comprendre Tel-Aviv, ses origines, son identité, ses mythes, son contexte. Des tables rondes en entrée libre. |
La petite New York, la ville qui ne dort jamais, aujourd’hui la Bulle. En un siècle, Tel-Aviv s’est construite ses propres images.
Comment penser l’histoire de cette ville, notamment ses origines arabes et le projet sioniste ? Comment la comprendre dans son contexte parmi les autres villes d’Israël, Jérusalem, Haïfa, les territoires palestiniens ? Au-delà de ces différents mythes, qu’en est-il de l’identité d’une cité constituée par des arrivées migratoires multiples, des confessions et des cultures différentes, des trajectoires parfois radicalement opposées ?
animée par Pierre Haski (Rue89) avec Frédéric Encel, (géopolitologue), Maoz Azaryahu (géographe) et Ofer Bronchtein (ancien conseiller d'Itzhak Rabin et président du Forum international pour la Paix).
jeudi 12 novembre à 19h00
Les travaux récents de Catherine Weill-Rochant et de Tamar Berger permettent d’étudier la portée matérielle et symbolique de l’histoire de l’architecture à Tel-Aviv. Si la première détourne, par l’étude des cartes et des plans, les visions idéologiques qui ont contribué à construire le mythe de la ville blanche érigée sur du sable, la seconde établit une ethnologie urbaine du centre commercial Dizengoff. En remontant le temps et l’histoire de la ville blanche, Tamar Berger retrouve l’origine du terrain fondateur du bâtiment, des vignes ayant appartenu à des familles palestiniennes, tout comme Catherine Weill-Rochant montre comment la présence des Palestiniens a pu être occultée sur le papier.
animée par Thierry Paquot (philosophe et éditeur de la revue Urbanisme), avec Catherine Weill-Rochant (architecte et historienne) et Jérémie Hoffmann (directeur du patrimoine de la commune de Tel-Aviv/Jaffa).
jeudi 19 novembre à 19h00
Bulle d’oubli, bulle d’espace et de temps pour réfl échir, agir, créer. Les intellectuels et artistes sont nombreux à citer Tel-Aviv, non pas comme une ville à part, mais au coeur de la problématique d’Israël. Fenêtre ouverte sur le contexte du pays et du Moyen-Orient, ville occidentale et démocratique, elle est une tribune où s’expriment et s’affrontent les voix sur la politique du pays. Face au conflit, il est possible d’affirmer ses positions, de militer, de s’engager malgré les contradictions qu’elles impliquent.
animée par Benjamin Barthe (journaliste, correspondant pour L’Express, Le Monde, lauréat du prix Albert Londres 2008), avec Naruna Kaplan de Macedo (cinéaste et bloggeuse, réalisatrice de Depuis Tel-Aviv), Dov Alfon (directeur de la rédaction de Haaretz) et Esther Benbassa (historienne).
jeudi 26 novembre à 19h00
Bien que Michal Bat-Adam se soit imposée comme pionnière du cinéma féminin en Israël – comme actrice dans les films de son mari Moshé Mizrahi (La Maison de la rue Chelouche) et réalisatrice avec plus de 10 films (1001 femmes, Aya, une autobiographie imaginaire), la production israélienne comptait jusqu’à présent peu de films réalisés par des femmes. Aujourd’hui, Ronit Elkabetz (Prendre femme, Sept jours), Hagar Ben-Asher (Le Chemin) et Keren Yedaya (Mon trésor, Jaffa) sont sur l’avant-scène du cinéma contemporain. En réunissant ces quatre réalisatrices, cette programmation souhaite réfléchir au portrait acéré qu’elles dressent de la société israélienne. Cette table ronde est accompagnée de la diffusion de leurs films.
animée par Ariel Schweitzer (critique et historien du cinéma) avec les réalisatrices Michal Bat-Adam, Ronit Elkabetz, Hagar Ben-Asher, Keren Yedaya.
jeudi 3 décembre à 19h00
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