En janvier, ne manquez pas ! |
L’association Les enfants de cinéma présente Un Roi à New York, l’un des chefs-d’oeuvre de Charlie Chaplin, dans lequel un enfant parle fort comme un livre tout en restant fragile comme un môme. Un débat animé par Carole Desbarats à la suite d’un des plus beaux procès du cinéma.
jeudi 7 janvier
Au cinéma, l’acte de lire peut être filmé comme une pratique “sans images”. Comment le cinéma filme-t-il le lecteur donnant sa voix à un auteur absent ? De Les Ailes du désir à Ghost Dog en passant par la Nouvelle Vague, les films nous donnent à méditer des livres lus. Une conférence de Thierry Grillet, responsable de la diffusion culturelle à la Bibliothèque nationale de France.
jeudi 9 janvier
Christofer Bjurström accompagne au piano Gosses de Tokyo (1932), film de la fin de la période muette de Yasujiro Ozu. Le cinéaste y “donne la parole” aux enfants qui s’en donnent à coeur joie pour dénoncer la rigidité de la société japonaise et les rapports de classe humiliants. Un chef-d’oeuvre à (re)découvrir avec Bonjour, remake de 1959 également programmé dans ce cycle.
samedi 16 janvier
en français et langue des signes
Il y a une quinzaine d’années, Nicolas Philibert réalisait Le Pays des sourds, un film comme un voyage dans un autre pays, une autre langue, avec carnet bilingue français / langue française des signes. Philippe Galant, l’un des acteurs du film, aujourd’hui directeur adjoint de l’International Visual Theatre, revient sur cette expérience partagée.
jeudi 14 janvier
L’histoire du cinéma en Afrique est synonyme d’un mouvement de « prise de parole » qui allait de pair avec la reconquête d’une image de soi. Depuis la poussée des indépendances, le cinéaste africain s’est adjugé la mission de révéler l’identité et la culture africaines, reléguées au rang de simples curiosités par le discours colonial. Cette volonté passait d’abord par la constitution de l’Africain en « sujet » parlant puisqu’il demeurait jusqu’alors comme un « objet » de focalisation occidental. Cette reconquête sera très vite configurée, sur le plan cinématographique, par une véritable mise en en scène de la parole : des images du griot associées à l’utilisation de la voix-off en passant par le déploiement de la mythologie africaine ou encore par la mise en scène de l’oralité… Les films africains racontent l’histoire d’un processus identitaire fondé sur le contrôle de la parole qui devient le ressort essentiel du discours cinématographique.
jeudi 21 janvier
Slameurs et poètes choisissent quelques courts métrages silencieux et organisent un tournoi de poésie exceptionnel pendant les projections ! La scène s’ouvre devant l’écran avec K’trin-d, Florian Abitbol, Victor Zarca, Miguel Sevilla, Michel Dréano, Gulliver, Gé, Pilote le Hot, Anaïs, Bubu, Gabrielle, Théodora et tous les poètes invités.