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Le corps amazone

Le corps amazone
Un parcours parmi les collections du Forum des images

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Dans le cadre du rendez-vous D'un film à l'autre. Des cinéastes s'exposent, l’association des cinéastes documentaristes Addoc propose un parcours parmi les collections du Forum des images autour de la projection du film Le corps amazone (2010) d'Anja Unger le 2 novembre 2010.





Cléo de 5 à 7

Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda, fiction, 1962, noir et blanc, 1h26min, Collection parisienne





Cléo, une jeune chanteuse en vogue, attend le résultat d’une analyse médicale. Hantée par la peur du cancer, elle cherche à passer le temps. En un magnifique exercice de style, Agnès Varda a filmé, en temps réel, deux heures dans la vie de Cléo, son errance dans les rues de Paris, ses rencontres avec des amis ou des inconnus. Elle dresse ainsi le portrait émouvant d’une jeune femme aux prises avec la vie.


"Le Temps – c’est un sujet dont j’avais discuté avec toutes les femmes rencontrées pour mon film. Elles m’expliquaient : 'Une fois dans le collimateur de la maladie, le temps ne veut plus rien dire. Il devient accordéon. Il est soit trop long ou bien trop court, en tout cas, pendant cette période-là, le temps n’est jamais le bon.'" Anja Unger


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La femme de Jean

La femme de Jean de Yannick Bellon, fiction, 1974, couleur, 1h45min, Collection parisienne





L’existence de Nadine bascule lorsque son mari la quitte après quinze ans de vie commune. Aidée par son fils Rémi de dix-sept ans, elle se met à travailler, rencontre un ingénieur, reprend ses études et se redécouvre... Un très beau film sur la lente résurrection d’une femme, et la révélation de sa féminité et de sa liberté.


"Résurrection, liberté, révélation de sa propre féminité : je retrouve tout cela avec 'mes' femmes amazones. La beauté du désir de vivre." Anja Unger


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Les femmes et les enfants aussi...

Les femmes et les enfants aussi... de Catherine Sebag, documentaire, 1991, couleur, 21min, Collection parisienne





À Paris, trois femmes atteintes du sida témoignent, une à visage découvert, des épreuves qu’engendre la maladie dans leur quotidien. Une suite de témoignages à la fois accablants et lucides de femmes qui refusent d’être des parias.


"La maladie reste malheureusement une des raisons pour être mis à l’écart de la société. Les femmes (et les hommes) acceptant de témoigner font preuve d’un grand courage quand elles/ils partagent leur vécu et nous donnent à voir en miroir la violence de notre rejet." Anja Unger


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Evidence

Evidence de Caroline Champetier, fiction, 1979, noir et blanc, 10min, Collection G.R.E.C.





Le bain d’une femme enceinte. Les pleins et les vides. Images d’un corps de femme en transformation. Moments qui nous interrogent et interpèllent.


"J’ai été enceinte lors du tournage du Corps Amazone et j’ai allaité ma fille lors du montage... Etrange rappel dans ma chair du fait que le corps d’une femme change à maintes reprises au cour de sa vie." Anja Unger


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L'école des femmes

L'école des femmes de Michel Mitrani, documentaire, 1961, noir et blanc, 12min, Collection parisienne





Un reportage de Pierre Tchernia sur le "Glamour College" qui propose aux jeunes femmes mannequins des cours de maintien et de savoir-être. Un sujet de 5 Colonnes à la une, l’un des principaux magazines d’information de la télévision française des années 60.


"Aznavour chante Tu t’laisses aller et je cherche désespérément un deuxième degré dans le ton enjoué et caricatural de ce reportage d’il y a 50 ans. Mais il reflète bien la vision misogyne de l’époque… Je mesure d’autant mieux le chemin parcouru par ces femmes qui osent aujourd’hui se montrer amazones." Anne Galland


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La corsetière

La corsetière - Portraits (deuxième série) d'Alain Cavalier, documentaire, 1991, couleur, 12min, Collection parisienne





Denise Rousseau, corsetière, est filmée dans son atelier. Elle évoque son passé à travers quelques pièces de lingerie féminine qu’elle a réalisées. Poursuivant ainsi la série des Portraits réalisée en 1988, Alain Cavalier a filmé, moins comme des documents que comme des "émotions", des Parisiennes exerçant des petits métiers.


"Elle ajuste le bonnet d’un soutien-gorge sur un buste de mannequin bardé d’épingles, tout en discutant tranquillement avec celui qui la filme. 'Les femmes trouvent toujours un petit défaut à leur corps... mais il n’y a pas deux poitrines pareilles... et puis il y a ce sein artificiel dont on remplit le soutien-gorge des femmes qui ont eu un cancer du sein.' En 1990 on ne parle pas encore de reconstruction ?" Anne Galland


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Haut les coeurs

Haut les coeurs de Solveig Anspach, fiction, 1999, couleur, 1h52min, Collection parisienne





Alors qu’elle commence sa grossesse, Emma, une jeune musicienne, apprend qu’elle souffre d’un cancer du sein. Epaulée par son compagnon, elle refuse l’avortement thérapeutique conseillé d’emblée, et décide de se battre jusqu’au bout. S’appuyant sur son propre vécu, la réalisatrice brosse - sobrement - le portrait bouleversant d’une femme portée par un mélange de rage de vivre et d’humour.


"Vaille que vivre chantait Barbara. Comme dans ce film qui aborde la question du cancer 'à bras le corps' et qui nous aide à faire face à nos propres peurs et à nos préjugés." Anne Galland


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Bania

Bania de David Teboul, documentaire, 2005, couleur, 1h05, Collection Les Films d’Ici





Le film joue sur les frontières de l’intime et du social, dans des scènes de bain où, sur les corps nus, se lisent les tatouages, les blessures, les marques du travail ou de la guerre. C’est le film d’un photographe qui, face à ces corps nus baignés de vapeur, invente un univers plastique unique, intemporel, à la manière de peintures anciennes.


"En écho au regard du photographe du film d’Anja, Art Myers, sur les corps de ces femmes amazones…" Anne Galland


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Géraldine

Géraldine d'Arthur Pins, fiction, 2000, couleur, 9min, Collection parisienne





À son réveil, Gérald constate avec consternation qu’il s’est transformé en femme. Les attitudes et les gestes virils qu’il conserve, désormais incongrus dans son nouveau corps, provoquent de multiples gags. Au fil des jours, guidé par une amie qui l’initie aux secrets de la féminité, il accepte sa nouvelle identité et connaît une ascension sociale fulgurante.


"En visionnant ce court film d’animation, j’ai tout de suite eu envie de le partager avec le public du film d’Anja. Géraldine parodie les clichés du machisme sur un ton drôle et juste en phase avec la sensibilité de ces femmes amazones." Marion Lary


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Jeanne et le garçon formidable

Jeanne et le garçon formidable d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, fiction, 1997, couleur, 1h38min, Collection parisienne





Jolie, insouciante et volage, Jeanne rencontre dans le métro un garçon formidable. Ils tombent amoureux mais Olivier, séropositif, tombe bientôt malade. Le premier film de deux jeunes cinéastes qui ont choisi la comédie musicale pour aborder le sujet du sida.


"Comment représenter la maladie, comment la cinématographier ? Une comédie musicale autour du sida… N’est-ce pas irrévérencieux ? Politiquement incorrect ? En prenant à contre-pied ce malheur de notre époque, Olivier Ducastel et Jacques Martineau en dynamitent le pathos et réalisent une oeuvre réjouissante." Marion Lary


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Trouble every day

Trouble every day de Claire Denis avec Béatrice Dalle, fiction, 2001, couleur, 1h30min, Collection parisienne





Shane, un médecin américain, et sa jeune épouse descendent dans un grand hôtel parisien ; dans un pavillon de banlieue, une jeune femme est cloîtrée par son compagnon qui tente de la soustraire à ses pulsions prédatrices, semblables à celles qui hantent Shane... Distillant un extraordinaire climat feutré et fantastique à la fois, Claire Denis trace l’implacable trajectoire de ses protagonistes, explorant avec audace et rigueur la frontière ténue entre sensualité, animalité, désir et effroi.


"Anja Unger interroge dans son film la représentation du corps des femmes, l’image qu’elles ont d’elles-mêmes et celle qu’elles veulent se donner. J’ai eu envie de rapprocher son film de celui de Claire Denis qui, dans Trouble every day, travaille au plus près de la sensualité, des pulsions, de la libido féminines et du coup filme une femme qui fait peur." Marion Lary


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En écho

Sur internet
Addoc : http://www.addoc.net/

 

Le livret de la séance : http://www.forumdesimages.fr/fd...

 



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8 décembre 2010

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