Les collections de films > Un siècle de documentaires
Paris au cinéma l Filmographie thématique

Un siècle de documentaires

Un siècle de documentaires
Sélection de films se déroulant à Paris

collection Paris au cinéma

Boulevards du crépuscule
 

Depuis la vue Bassin des Tuileries, réalisée en 1896 par un opérateur Lumière, de nombreux documentaristes ont parcouru la capitale, de Pierre Chenal à William Klein, en passant par Raymond Depardon et Nicolas Philibert.




Quelques documentaristes
Les précurseurs

Bassin des Tuileries : une vue Lumière réalisée en 1896

Pionniers de l'histoire du cinéma, les frères Lumière, ainsi que différents scientifiques ayant contribué à la naissance du cinématographe, sont également les précurseurs du cinéma documentaire.




Etienne-Jules Marey et la chronophotographie

Physiologiste dont le nom restera célèbre dans l'histoire du cinéma, Etienne-Jules Marey s'intéresse, à la fin du XIXe siècle, à la chronophotographie et réalise des images animées reproduisant le mouvement des animaux. En 1980, Joël Farges retrace son itinéraire dans Etienne-Jules Marey, 1830-1904, un documentaire de la série Une préhistoire du cinéma.

Les frères Lumière et leurs opérateurs

Inventeurs du cinématographe, les frères Lumière sont aussi les pionniers d'un langage et d'un genre cinématographique : le documentaire. Dès 1896, leurs opérateurs enregistrent les changements qui s'opèrent à Paris à une période charnière de l'Histoire, d'un point de vue géopolitique, ainsi qu'au niveau des transports, des métiers ou encore des loisirs.Au tournant du XXe siècle, plus d'une centaine de vues Lumière (dont certaines font partie de montages thématiques) ont saisi sur le vif les premières images animées de la capitale. Ces petits films nous plongent dans l'atmosphère de la Belle Epoque lorsque le "vieux" Paris côtoyait encore le "grand" Paris. C'était le temps de l'Exposition universelle, une époque où les fiacres et les carrosses se mêlaient aux premières automobiles, où les hauts-de-forme, chapeaux melons et autres chapeaux à plume coiffaient toutes les têtes…

Autour du cinéma d'avant-garde : les années 1920-30

Le mile

Alors que Paris représente pour l'Europe la ville des plaisirs, les années folles sonnent l'heure des Premiers mètres du documentaire et d'un cinéma avant-gardiste.




Alberto Cavalcanti

Cinéaste d'origine brésilienne, Alberto Cavalcanti débarque à Paris au début des années 1920. Après plusieurs expériences comme décorateur (notamment sur L'inhumaine de Marcel L'Herbier), il réalise son premier film en 1926 : Rien que les heures. Avec cette œuvre avant-gardiste, Cavalcanti "crée le prototype de la symphonie urbaine, sans histoire mais non sans charpente interne, dramatise le documentaire, pour la première fois peut-être" (Jean-Loup Passek).

Pierre Chenal

Evoluant également aux frontières du documentaire et de la fiction, Pierre Chenal se distingue par ses films réalisés avant-guerre : de Paris cinéma (1929), un court métrage sur l'état des techniques cinématographiques à la fin des années 1920, aux Petits métiers de Paris (1933), "reportage" sur des métiers aujourd'hui disparus, ses films se présentent comme de précieux témoignages sur la société des années 1930.

Jean Epstein

Réalisateur d'origine polonaise et célèbre théoricien du cinéma, Jean Epstein a été assistant de laboratoire chez les frères Lumière avant de tourner des films muets illustrant le fruit de ses recherches. Parmi ses films représentant la capitale, il réalise en 1938, pendant le Front populaire, Les bâtisseurs, un documentaire commandité par la CGT exaltant le rôle du peuple dans l'histoire de l'architecture.

Georges Lacombe

Cinéaste éclectique, Georges Lacombe débute sa carrière cinématographique auprès de René Clair (La tour, 1928). La zone (1928), son premier film, deviendra peu après un classique du documentaire social qui le consacrera auprès de l'avant-garde.

Jean Lods

Véritable passeur de films, Jean Lods a participé à l'éclosion des premiers ciné-clubs avant de cofonder l'IDHEC, dont il deviendra le directeur des études. Proche de Dziga Vertov et de Jean Vigo, à qui il semble rendre hommage dans Le mile (1932), un classique du film sportif, Lods a signé plusieurs documentaires avant-gardistes avant de réaliser de nombreux portraits de personnalités, de Jean Jaurès (1959) à Stéphane Mallarmé (1960).

André Sauvage

André Sauvage a réalisé au cours des années vingt et des années trente plusieurs films qui méritent d'être redécouverts, en particulier Etudes sur Paris (1928), un magnifique et passionnant document sur la capitale, qui lui vaudra les éloges de Jean Renoir et de Jean Vigo.

Quelques grands cinéastes

L'opéra Mouffe

A partir de l'après-guerre, et surtout de la fin des années 1950, avec le développement d'équipements plus légers, les documentaristes vont conquérir Paris. En France, de grands cinéastes se dégagent peu à peu, de Georges Franju à Chris Marker, en passant par Jean Rouch.




Raymond Depardon

Reporter photographe, cofondateur de l'agence Gamma, Raymond Depardon a réalisé de nombreux documentaires sur le monde qui nous entoure qui ont été qualifiés de "cinéma direct". L'univers de la police (Faits divers, 1983 ; Délits flagrants, 1994), de l'hôpital psychiatrique (Urgences, 1987) et des média (Numéros zéro, 1977 ; Reporters, 1981) l'intéressent tout particulièrement.

Georges Franju

Réalisateur d'une œuvre engagée, pleine de magie et de liberté, Georges Franju est l'un des maîtres du documentaire d'après-guerre. Le court métrage Le sang des bêtes (1949) fait partie de ses chefs-d'œuvre. Dans les années soixante, il tourne plusieurs films pour le magazine télévisé Chroniques de France, commandité par le ministère des Affaires étrangères.

Pierre Kast

Assistant de Jean Grémillon et critique de cinéma, Pierre Kast a réalisé de nombreux "films d'art", en particulier sur le XVIIIe siècle. L'architecte maudit (1953), un documentaire sur Nicolas Ledoux, et Le Corbusier, architecte du bonheur (1957) sont considérés comme des classiques du documentaire.

Roger Leenhardt

Critique et écrivain de cinéma, Roger Leenhardt est aussi le réalisateur d'une œuvre prolifique. Parmi son abondante filmographie : des portraits de personnalités (Daguerre, 1958 ; Monsieur de Voltaire, 1964), des études sur Paris (Lettres de Paris, 1946 ; Métro, 1950) et un film passionnant sur la "préhistoire" du cinéma (Naissance du cinéma, 1948).

Chris Marker

Cinéaste militant, vivement impliqué à gauche, Christian François Bouche-Villeneuve dit Chris Marker est "l'un des grands rénovateurs du court métrage et du documentaire" (Jean Tulard). Son abondante filmographie reflète ses engagements politiques (Les mots ont un sens, 1970 ; Le fond de l'air est rouge, 1997), sa grande curiosité (From Chris to Christo, 1985 ; Eclipse, 1999) et son attachement à certaines personnalités militantes (La solitude du chanteur de fond, 1974 ; Mémoires pour Simone, 1986).

Marcel Ophuls

Réalisateur français d'origine allemande, Marcel Ophuls, fils de Max Ophuls, réalise en 1969 un documentaire qui fera date : Le chagrin et la pitié. Ce film de montage sur la France pendant l'Occupation dénonce une période trouble de notre histoire en confrontant archives et témoignages. D'abord censuré par la télévision, ce documentaire est sorti en salle, où il a rencontré un franc succès, avant d'être finalement diffusé sur le petit écran en 1981.

Jean Rouch

Ethnologue et réalisateur passionné par l'Afrique, Jean Rouch a également parcouru la capitale. Pendant l'été 1960, il tourne avec Edgar Morin un film qui renouvelle le cinéma documentaire. Il s'agit de Chronique d'un été, le premier film réalisé en France avec une caméra légère, la toute nouvelle Coutant 16mm, et le magnétophone portable Nagra. Un bel hommage au cinéma de Dziga Vertov, qui sera récompensé par le prix de la Critique au Festival de Cannes.

Agnès Varda

Photographe au Théâtre national populaire (TNP) avant de devenir cinéaste, Agnès Varda traque au fil de ses films des instants du quotidien. Portraits d'anonymes (Daguerréotypes, 1975) ou de personnalités (Jane B par Agnès V, 1988), déambulations au coeur de la capitale (L'opéra Mouffe, 1958), interrogation des images du passé (Ulysse, 1982) composent sa filmographie "parisienne". Et si elle aime chanter la beauté de la femme (Les dites cariatides, 1984), elle ose aussi dénoncer une société machiste (Réponses de femmes, 1977).

Des réalisateurs à (re)découvrir

Jean Pailnlevé au fil de ses films

Voici une sélection de réalisateurs, injustement méconnus ou passés de mode, qui ont investi la capitale tout au long du XXe siècle.




Robert Bober

Ecrivain et réalisateur de films pour la télévision, né à Berlin en 1933, Robert Bober a été profondément marqué par le nazime. Auteur de plus d'une centaine de documentaires, entre autres avec Pierre Dumayet, il a également été le deuxième assistant de François Truffaut sur Les 400 coups (1959). Robert Bober s'est passionné pour l'œuvre de Georges Perec, autour de qui il a réalisé plusieurs films, dont En remontant la rue Vilin (1992), une émouvante investigation sur les lieux d'enfance de l'écrivain. Le dernier opus de Michel Deville, Un monde presque paisible, a été adapté d'un de ses ouvrages : Quoi de neuf sur la guerre ? (1993).

Alain Cavalier

Après avoir travaillé auprès de Louis Malle et d'Edouard Molinaro, Alain Cavalier tourne deux premiers films très personnels autour de la guerre d'Algérie. Entre 1987 et 1991, il se consacre aux Portraits de Parisiennes exerçant des petits métiers : La repasseuse, La bistrote, La relieuse ou La marchande de journaux dévoilent ainsi leur quotidien devant une caméra tendre et complice.

Jean Dewever

Jean Dewever débute sous le signe de la Nouvelle Vague en signant notamment des documentaires dénonçant la crise de l'habitat dans les années 1950 : La crise du logement (1956) et Des logis et des hommes (1958).

Eli Lotar

Chef opérateur sur des films de Joris Ivens, Pierre Prévert ou Luis Bunuel, Eli Lotar réalise un très beau documentaire militant à la fin de la guerre : sur un commentaire de Jacques Prévert, Aubervilliers (1945) dénonce les conditions de vie de l'immédiat après-guerre.

Alain Fleischer

Photographe, écrivain et ancien lauréat du prix de Rome, Alain Fleischer est aussi un réalisateur talentueux. Parmi son abondante production, il tourne en 1993 un "poème visuel" sur les lieux et les œuvres d'un des plus grands musées du monde : Le Louvre imaginaire. L'année suivante, il réalise Un tournage à la campagne, un formidable complément au film Partie de campagne, tourné par Jean Renoir en 1936 et monté dix ans plus tard.

Robert Ménégoz

Documentariste talentueux au parcours discret, Robert Ménégoz a réalisé en 1951 le premier film consacré à la Commune de Paris, dans lequel il rappelle l'importance des journées de 1871 pour le mouvement communiste international.

Gérard Mordillat

Coréalisateur de Corpus christi (1997-98), Gérard Mordillat a filmé plusieurs portraits de personnalité, notamment en 1993 celui d'Antonin Artaud (La véritable histoire d'Artaud le momo), à qui il consacrera aussi la même année une fiction : En compagnie d'Antonin Artaud.

Luc Moullet

Cinéaste et acteur doté d'un humour impertinent, Luc Moullet réalise depuis quarante ans des films d'une grande liberté de ton. Alternant documentaires et fictions, ses films traitent de sujets pour le moins éclectiques : les chiens (L'empire de Médor, 1986), l'évolution des bibliothèques publiques (La valse des médias, 1987), ou encore Imphy, capitale de la France (1994), plus centrale que Paris.

Mosco

Le documentariste Mosco a réalisé en 1983 un premier film remarqué : Des "terroristes" à la retraite. Prix de la première œuvre au Festival de Grenoble, ce document dresse avec pudeur le portrait de sept survivants des groupes de la Résistance immigrée.

Jean Painlevé

Salué dans les années 1920 par les surréalistes, Jean Painlevé est considéré comme le précurseur d'un cinéma scientifique aux frontières de la science, de la poésie et de la cinéphilie. Parmi les films qu'il a tournés jusqu'au début des années 1980, essentiellement sur des animaux, Le vampire (1945) constitue l'un de ses chefs-d'œuvre. En 1988, Denis Derrien entreprend de raconter l'itinéraire de ce pionnier dans Jean Painlevé au fil de ses films, un documentaire en huit parties, riche en interviews et extraits de films.

La nouvelle génération

La ville Louvre

Entre cinéma et télévision, les (plus ou moins) jeunes auteurs d'aujourd'hui prennent la relève, chacun avec leur singularité. A travers leurs films se découvre une ville immense et bouillonnante, reflet d'une société vivante et cosmopolite.




Dominique Cabrera

Réalisatrice militante née en Algérie, Dominique Cabrera mêle dans ses films la fiction au documentaire, considérant ces deux genres comme étroitement liés. Elle a filmé à plusieurs reprises la banlieue "ordinaire", notamment celle de Mantes-la-Jolie (Chronique d'une banlieue ordinaire, 1992 ; Rêves de ville, 1993 ; Réjane dans la tour, 1993).

Jean-Louis Comolli

Rédacteur en chef des Cahiers du cinéma à la fin des années 1960, Jean-Louis Comolli a réalisé à cette époque, avec André S. Labarthe, un documentaire sur la campagne électorale pour les élections législatives de 1968 à Asnières (Les deux Marseillaises, 1968). Il a également promené sa caméra dans une salle de bal (On ne va pas se quitter comme ça, 1980), des bureaux (La vraie vie, 1993) ou des projets architecturaux de la capitale (Naissance d'un hôpital, 1991).

Edgardo Cozarinsky

Documentariste né à Buenos Aires, Edgardo Cozarinsky a renouvelé le genre du documentaire historique avec La guerre d'un seul homme (1981). Il est également l'auteur de plusieurs portraits passionnants, parmi lesquels Citizen Langlois (1994) et Sarah (1988).

Denis Gheerbrant

Loin des clichés, Denis Gheerbrant sait capter avec sensibilité le quotidien, les désirs et les désarrois de la jeunesse d'aujourd'hui. En témoignent deux de ses films phares, La vie est immense et pleine de dangers (1994) et Grands comme le monde (1998).

Romain Goupil

Ancien assistant de Robert Ménégoz et de Chantal Akerman, Romain Goupil reçoit la Caméra d'or au Festival de Cannes avec son premier long métrage documentaire Mourir à trente ans (1982), réalisé peu après le suicide d'un de ses amis. Alternant fictions et documentaires, Romain Goupil deviendra ensuite au fil de ses films une "sorte de double gauchiste d'Antoine Doinel", selon la formule d'un critique. Mais peut-être n'est-ce qu'Une pure coïncidence (2002) ?

William Karel

Considéré comme le "maître du documentaire historique", William Karel ne cesse d'interroger l'histoire du XXe siècle, tout particulièrement ses sujets brûlants. Les titres de ses films en rendent compte : La rafle du Vél d'Hiv... 50 ans après (1992), La controverse Aron-Sartre (1993), La cagoule (1996), CIA, guerres secrètes (2003)... Il a également réalisé plusieurs portraits de réalisateurs (Maurice Pialat, François Truffaut...) et d'écrivains (Joseph Kafka, William Faulkner...), ainsi que le scénario de Sabine de Philippe Faucon.

Serge Moati

Réalisateur et animateur d'émissions télévisées, Serge Moati a tourné depuis 1968 de nombreux documentaires et fictions, en particulier pour 5 colonnes à la une et Envoyé Spécial. Il a filmé régulièrement la tourmente des élections, notamment la campagne de 2001 à Paris, qui a conduit à l'investiture d'un maire socialiste, Bertrand Delanoë (2001, la prise de l'Hôtel de ville).

Christophe Otzenberger

De l'univers sordide de la rue (Fragments sur la misère, 1998) au quotidien difficile d'un service hospitalier (En cas d'urgence, 1999), Christophe Otzenberger livre un condensé des douleurs et des malaises de la société en filmant la capitale sans aucune complaisance. Il est également le producteur de films de Jean-Louis Comolli : Tous pour un (1988) et La vraie vie (dans les bureaux) (1993).

Nicolas Philibert

Bien avant Etre et avoir (2002), Nicolas Philibert nous a fait partager sa curiosité et son étonnement. De La ville Louvre (1990), une exploration des coulisses du plus grand musée parisien, à Un animal, des animaux (1994), il a créé une œuvre discrète et attentive, toujours sans l'ombre d'un commentaire.

Christophe de Ponfilly

Réalisateur de Massoud l'Afghan, sorti en salle en 1998 dans une grande indifférence avant de remporter le succès après les événements du 11 septembre 2001, Christophe de Ponfilly a également filmé la capitale dans plusieurs de ses documentaires : Autofolies, panique dans la ville (1990), Naître (1994), Paris by night (2000)... Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages sur la société afghane.

Claire Simon

Autodidacte, Claire Simon commence sa carrière cinématographique en tant que monteuse. Elle filme ensuite des courts et longs métrages documentaires avec un regard toujours implacable sur la société. Entièrement tourné à hauteur d'enfants, en longs plans séquences, Récréations (1992) est un documentaire impressionnant sur l'univers impitoyable de la "récré", qui va à l'encontre d'une vision idyllique de l'enfance.

Des réalisateurs de fiction

Place de la République

De grands réalisateurs de fiction sont passés par le documentaire. Une face souvent méconnue de leur œuvre, que nous vous proposons de découvrir.




René Clair

Réalisateur d'une œuvre pleine d'enthousiasme, René Clair a tourné en 1928, quatre ans après son premier film Entr'acte, un étonnant petit documentaire sur la tour Eiffel, hommage à son architecture métallique. La beauté formelle de La tour fait de ce film un classique des années vingt.

Emmanuel Finkiel

Avant de réaliser un premier court métrage de fiction remarqué, Madame Jacques sur la croisette (1995), Emmanuel Finkiel a travaillé comme assistant de plusieurs réalisateurs célèbres, notamment Krzysztof Kieslowski sur Trois couleurs, Bleu (1993). Il tourne ensuite Voyages (1998), une œuvre poignante sur la communauté juive, aux frontières de la fiction et du documentaire. A partir des séances de casting de ces deux films, il réalisera trois ans plus tard un émouvant documentaire, sobrement intitulé Casting.

Cédric Klapisch

Bien avant Chacun cherche son chat (1996), Cédric Klapisch a réalisé un hommage malicieux aux débuts mouvementés de l'image animée, Ce qui me meut (1989). Adoptant le ton du documentaire historique, ce court métrage imaginatif s'appuie sur de fausses archives et un irrésistible commentaire.

Louis Malle

Réalisateur de nombreuses fictions, dont un remarquable premier film (Ascenseur pour l'échafaud, 1957), Louis Malle a également tourné en 1972 Place de la République, un documentaire constituant le second volet du film Humain, trop humain sur le fonctionnement et les conditions de travail dans une usine Citroën à Rennes.

Maurice Pialat

Maurice Pialat pose les jalons de toute sa cinématographie à venir dès son premier court métrage documentaire, L'amour existe, primé en 1961 au Festival de Venise. A côté de fictions réalistes, il tournera plusieurs documentaires, de Pigalle (1961) au Quartier latin (1966).

Jean Renoir

Le célèbre auteur de La bête humaine (1938), Jean Renoir, n'a cessé de mêler dans ses films la réalité à l'illusion, l'art à la vie. En 1936, il réalise pour le Parti communiste français La vie est à nous, un documentaire conçu pour être projeté dans les meetings avant les élections qui ont marqué l'avènement du Front populaire. "Un des rares films français de l'époque à évoquer sans ambiguïté le chômage, la crise, la montée du fascisme" (Dictionnaire du cinéma, sous la direction de Jean-Loup Passek, Larousse/Bordas, 1998).

Alain Resnais

L'auteur d'On connaît la chanson (1997), Alain Resnais, est aussi un documentariste talentueux, réalisateur de plusieurs portraits de peintres et, surtout, de Nuit et brouillard (1956), un "voyage au bout de la nuit et de l'horreur" des camps de concentration. Toute la mémoire du monde, également tourné en 1956, présente les méandres de la Bibliothèque nationale de la rue de Richelieu, avec un commentaire étonnamment visionnaire.

Des réalisateurs étrangers

Carnets de notes sur vêtements et villes

La capitale du luxe et de l'élégance, et aussi des poulbots et des apaches, séduit depuis longtemps les documentaristes étrangers.




Peter Greenaway

Cinéaste anglais passionné par la peinture, Peter Greenaway a réalisé deux ans après Le ventre de l'architecte (1987), un documentaire sur ces étranges Morts de la Seine repêchés entre 1795 et 1801.

William Klein

Artiste américain toujours à l'affût, William Klein a imposé au fil de ses clichés et de ses films son style direct et incisif. Passionné par les métropoles, il capte sans cesse leur bouillonnement, qu'il soit à Paris, à Tokyo ou à New York. Militant dans l'âme, il est victime à plusieurs reprises de la censure, mais n'hésite pas à se battre pour la cause des Noirs américains ou à réaliser, avec un recul ironique et critique, une chronique sur les événements de Mai 68 (Grands soirs et petits matins, extraits d'un film qui aurait pu exister, 1978). L'univers de la mode fait également partie de ses sujets de prédilection : en témoignent Le business et la mode (1962) et, plus récemment, In and out of fashion (1994).

Joris Ivens

Joris Ivens est un cinéaste néerlandais profondément engagé. Entre l'URSS, l'Europe centrale, la Chine et Cuba, il filme à partir des années vingt la vie et les espoirs du XXe siècle. C'est aussi un poète au regard tendre et amoureux, celui de La Seine a rencontré Paris, Grand prix du court métrage au Festival de Cannes en 1958.

Peter Watkins

Cinéaste britannique qui a reçu l'Oscar du meilleur documentaire en 1966 avec La bombe, Peter Watkins a également réalisé une très belle biographie d'Edward Munch en 1975. En 1999, il tourne La commune, Paris 1871, un film résolument militant dans son contenu et ses procédés.

Wim Wenders

L'auteur des Ailes du désir (1987) a réalisé en 1989 Carnets de notes sur vêtements et villes : au-delà d'un documentaire sur la mode, ce film propose une réflexion sur la création et nous livre indirectement l'autoportrait de Wim Wenders.

Frédérick Wiseman

Le célèbre documentariste américain Frédérick Wiseman, auteur de nombreux films sur l'Amérique et ses institutions, réalise en 1996 un document sur La Comédie-Française (1996). Sa caméra attentive et silencieuse aurait notamment influencé Raymond Depardon.

Filmographie sélective

Lettre pour L...

Parmi les nombreux documentaires se déroulant à Paris, voici une sélection thématique de films à (re)découvrir.





Portraits / autoportraits

La filmographie de nombreux documentaristes est jalonnée de portraits et d'autoportraits. Retour sur une sélection d'entre eux.




Autoportraits
Les années déclic 1957-1977
de Raymond Depardon
1984, 1h07min

Raymond Depardon commente ses "années déclics" guidées par sa passion pour la photographie.

In and out of fashion
de William Klein
1994, 1h25min

William Klein par William Klein, à travers son parcours artistique et son œuvre.

Demain et encore demain
de Dominique Cabrera
1997, 1h20min

Du 1er janvier à l'automne 1995, Dominique Cabrera a tenu son journal filmé.

Un ange passe
de Michel Polac
1998, 59min

Caméra à la main, l'écrivain Michel Polac a réalisé son journal intime. L'émouvant autoportrait d'un "vieil ours".

Portraits d'acteurs et de réalisateurs
Jean-Pierre Melville, série Cinéastes de notre temps
de André S. Labarthe
1971, 52min

Un numéro de la célèbre série Cinéastes de notre temps, produite par Janine Bazin et André S. Labarthe, consacré à Jean-Pierre Melville.

Mémoires pour Simone
de Chris Marker
1986, 1h01min

Un émouvant hommage de Chris Marker à Simone Signoret, la comédienne, la femme, la militante.

Jane B par Agnès V
de Agnès Varda
1988, 1h34min

La chanteuse et comédienne Jane Birkin vue par Agnès Varda.

Jacques Rivette, le veilleur
de Claire Denis
1990, 1h10min

Interviewé par Serge Daney, le cinéaste Jacques Rivette évoque sa conception de la mise en scène.

Lettre à mon frère Guy Gilles
de Luc Bernard
1999, 1h14min

Un très beau film-hommage au cinéaste Guy Gilles, décédé en 1996.

Johann Van Der Keuken
de Thierry Nouel
1999, 51min

L'engagement et le parcours du documentariste hollandais qui a filmé le réel à la recherche d'un style épuré pendant près de quarante ans.

Portraits de personnalités
Avec André Gide
de Marc Allégret
1952, 1h28min

La vie d'André Gide par l'un de ses proches, Marc Allégret. Un classique du cinéma documentaire.

La solitude du chanteur de fond
de Chris Marker
1974, 1h

Un portrait chaleureux d'Yves Montand répétant un récital au bénéfice des réfugiés chiliens.

Sarah
de Edgardo Cozarinsky
1988, 31min

Le récit passionnant de la vie et de la carrière théâtrale de Sarah Bernhardt.

Carnets de notes sur vêtements et villes
de Wim Wenders
1989, 1h18min

Un portrait du couturier japonais Yohji Yamamoto et, en filigrane, un autoportrait de Wim Wenders.

Citizen Langlois
de Edgardo Cozarinsky
1994, 1h06min

La vie et la personnalité de Henri Langlois, un homme passionnément dévoué au patrimoine cinématographique.

13 journées dans la vie de Picasso
de P.-A. Boutang, P. Daix, P. Philippe
1999, 3h04min

Une évocation remarquable des journées cruciales de la vie et de l'œuvre du grand artiste Pablo Picasso.

Portraits de Parisiens
Portraits de femmes
de Louis Estevez
1960, 3min14s

De jeunes et jolies Parisiennes saisies par un cinéaste amateur.

Daguerréotypes
de Agnès Varda
1975, 1h15min

Une galerie de portraits de commerçants de la rue Daguerre.

L'accordeuse de piano
de Alain Cavalier
1991, 13min

Un des nombreux Portraits de Parisiennes filmés par la caméra discrète d'Alain Cavalier, qui se laisse aller à son tour à la confidence.

Un taxi parisien
de Robert Bozzi
2002, 51min

Filmés grâce à une petite caméra cachée, divers clients dialoguent entre eux le temps d'un trajet dans Paris, ou se confient au chauffeur de ce taxi insolite.

Les temps de la vie

L'opéra Mouffe

Les grands étapes jalonnant la vie ont été saisies par des caméras attentives et sensibles.




Naître
L'opéra mouffe
de Agnès Varda
1958, 16min

Les projections fantasmatiques d'une femme enceinte sur la rue Mouffetard et son marché.

Naître
de Christophe de Ponfilly
1994, 52min

Un reportage au sein de la maternité de Port-Royal, hommage émerveillé au mystère et à la magie d'une naissance.

Grandir
Que deviendront-ils ?
de Michel Fresnel
1984, environ 12x1h

Un passionnant documentaire dans lequel le réalisateur a suivi pendant plusieurs années l'itinéraire de différents élèves du lycée Paul Valéry.

Récréations
de Claire Simon
1992, 54min

L'univers impitoyable de la "récré" filmé avec brio à hauteur d'enfant.

Grands comme le monde
de Denis Gheerbrant
1998, 1h31min

Un remarquable documentaire sur les désirs et les désarrois des collégiens, à cheval entre l'enfance et l'adolescence.

Aimer
Les mariés de Robinson, série Dim, Dam, Dom
de Jean-Daniel Pollet
1966, 16min

La célébration d'un mariage populaire dans une auberge du Plessis-Robinson.

Souris t'es heureux
de Michèle Rosier et Jacques Kébadian
1979, 1h16min

Un mariage en banlieue parisienne filmé à la façon du cinéma vérité.

Lettre pour L...
de Romain Goupil
1993, 1h41min

Un film d'amour en forme de manifeste, réalisé pour L. qui est gravement malade.

Bleu, blanc, rose
de Yves Jeuland
2002, 2h20min

Un documentaire captivant et très complet retraçant l'évolution du mouvement homosexuel depuis quarante ans.

Travailler
Melle Félicité et l'Hôtel Dieu, série série Les femmes aussi
de Serge Moati
1970, 51min

Une infirmière à l'Hôtel-Dieu filmée pendant son travail.

Faits divers
de Raymond Depardon
1983, 1h40min

Les activités quotidiennes des gardiens de la paix du commissariat du 5e arrondissement de Paris.

La roulotteuse
de Alain Cavalier
1991, 12min

Une roulotteuse exécute l'ourlet d'un foulard Hermès tout en évoquant sa vie. Un des émouvants Portraits d'Alain Cavalier sur des Parisiennes exerçant des petits métiers.

La vraie vie (dans les bureaux)
de Jean-Louis Comolli
1993, 1h18min

Un passionnant reportage "in situ", qui donne la parole à des employés d'un centre de Sécurité sociale parisien.

Une poste à la Courneuve
de Dominique Cabrera
1994, 54min

Les activités des clients et des employés d'un bureau de poste.

Une journée chez ma tante
de Christophe Otzenberger
1996, 48min

De l'ouverture à la fermeture du Crédit municipal de Paris, le quotidien d'une banque de prêt sur gages.

Partir
Mourir à trente ans
de Romain Goupil
1982, 1h37min

Le suicide de son ami Michel Recanati conduit Romain Goupil à interroger leur passé.

Urgences
de Raymond Depardon
1987, 1h29min

Un témoignage sur les activités quotidiennes du service d'urgence psychiatrique de l'Hôtel-Dieu.

La pudeur ou l'impudeur
de Hervé Guibert
1991, 58min

Condamné par le sida, l'écrivain Hervé Guibert a filmé ses derniers jours. Un document bouleversant, ultime affirmation de la dignité humaine et des prérogatives de la vie.

La vie est immense et pleine de dangers
de Denis Gheerbrant
1994, 1h19min

Un reportage tourné au 5e étage de l'Institut Curie où sont hospitalisés des enfants atteints de cancers.

Les derniers mots
de Gil Rabier et Nils Tavernier
2000, 50min

Filmé avec beaucoup de pudeur et d'émotion, le travail de l'Unité mobile de soins palliatifs de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, qui accompagne les personnes en fin de vie ou en grande souffrance.

Avant de partir
de Marie de Laubier
2001, 1h31min

En ouvrant les portes d'une maison de retraite, ce documentaire approche la vie quotidienne des personnes âgées qui y demeurent.

Quelques pages d'histoire

Capitale de la France, Paris est depuis longtemps directement en prise avec l'Histoire.




Documentaires historiques
Paris 1900
de Nicole Vedrès
1948, 1h19min

Un documentaire historique sur Paris au début du siècle, dont le choix des images et la justesse de ton du commentaire en ont fait un classique du genre.

Commune de Paris
de Robert Ménégoz
1951, 25min

Le premier documentaire français consacré aux journées de 1871.

Les morts de la Seine
de Peter Greenaway
1989, 44min

Entre 1795 et 1801, trois cents six cadavres ont été repêchés dans la Seine. Peter Greenaway enquête...

Le chagrin et la pitié
de Marcel Ophuls
1969, 4h10

Une chronique de référence sur la France pendant l'Occupation.

Grands soirs et petits matins
de William Klein
1978, 1h37min

Les événements de Mai 68 vus par William Klein.

La guerre d'un seul homme
de Edgardo Cozarinsky
1981, 1h45min

Une mise en images d'extraits des Journaux parisiens d'Ernst Junger, confrontés aux bandes d'actualités de l'Occupation.

La rafle du Vél d'Hiv... 50 ans après
de Blanche Finger et William Karel
1992, 1h

L'horreur de cette journée de la rafle du Vél d'Hiv, le 16 juillet 1942, à travers des témoignages implacables et la voix de Sami Frey qui rappelle les faits.

Reprise
de Hervé Le Roux
1996, 3h05min

Un formidable tableau de la vie d'une usine de banlieue dans les années soixante à travers la recherche d'une ouvrière qui a été immortalisée par une caméra en 1968.

Politique
Oser lutter, oser vaincre
de Jean-Pierre Thorn
1969, 1h28min

Une passionnante chronique "à chaud", réalisée par Jean-Pierre Thorn, représentative du cinéma militant de la fin des années soixante.

Coluche président
de Romain Goupil
1981, 13min

La candidature de Coluche aux élections présidentielles de 1981.

Des
de Mosco
1983, 1h25min

Sur un commentaire dit par Simone Signoret, sept survivants des groupes de la Résistance immigrée se souviennent de leur passé.

Le fond de l'air est rouge, révision 1997
de Chris Marker
1997, 3h

Une histoire des mouvements de gauche à travers le monde dans la décennie 1967-1977.

2001, la prise de l'Hôtel de ville
de Serge Moati
2001, 1h13min

Un des nombreux documentaires de Serge Moati sur des élections.

Grand angle sur Paris

Paris jamais vu

Visitez Paris derrière l'objectif de Pierre Prévert, Louis Malle ou Chris Marker...




Plans d'ensemble
Etudes sur Paris
de André Sauvage
1928, 1h15min

Un passionnant document sur la Ville lumière à la fin des années 1920.

Paris la belle
de Pierre Prévert et Marcel Duhamel
1959, 22min

En Provence, Jacques Prévert rêve et raconte Paris, promenant son regard sur les quartiers les plus divers.

Chronique d'un été
de Jean Rouch
1961, 1h26min

Pendant l'été 1960, Jean Rouch et Edgar Morin ont enquêté sur la vie quotidienne des Parisiens.

Paris jamais vu
de Albert Lamorisse
1967, 20min

D'impressionnantes images aériennes de la capitale saisies par le réalisateur du Ballon rouge (1956).

Au fil de la Seine
La Seine a rencontré Paris
de Joris Ivens
1958, 30min

Sur un texte de Jacques Prévert, un poème cinématographique en hommage à la Seine.

From Chris to Christo
de Chris Marker
1985, 24min

Le Pont-Neuf emballé par Christo... et filmé par Chris Marker.

Lieux publics
Bassin des Tuileries
Opérateur Lumière
1896, 49s

Le premier film tourné à Paris par les opérateurs Lumière.

La tour
de René Clair
1928, 10min

La tour Eiffel somptueusement filmée au cours d'une montée en ascenseur vers le dernier étage. Un classique des années vingt.

Hôtel des Invalides
de Georges Franju
1952, 22min

Une visite de l'Hôtel des Invalides avec Michel Simon.

Saint-Germain-des-Prés
de Orson Welles
1955, 27min

Envoyé par le journal New York Herald Tribune, Orson Welles flâne à Saint-Germain-des-Prés, du club du Vieux-Colombier au café Le Flore.

Gare de Lyon
de William Klein
1963, 12min

Un reportage sur l'effervescence régnant à la gare de Lyon à la veille des grandes vacances.

Place de la République
de Louis Malle
1974, 1h31min

Louis Malle et son équipe ont filmé les passants, place de la République, en essayant de les faire parler.

Aérroporrrt d'Orrrrly
de Luc Moullet
1990, 7min

Les nuisances provoquées par la proximité de l'aéroport vues sous un ton humoristique.

La ville Louvre
de Nicolas Philibert
1990, 1h25min

Un hommage de Nicolas Philibert à l'un des plus grands musées du monde.

Banlieues
La zone
de Georges Lacombe
1928, 28min

Un classique de la critique sociale sur la "zone" située aux portes de Paris.

Chronique d'une banlieue ordinaire
de Dominique Cabrera
1992, 58min

Des habitants de Mantes-la-Jolie parcourent avec émotion leurs anciens appartements avant leur destruction.

On n'est pas des bouffons
de Hubert Brunou
2001, 52min

Avec une volonté farouche de réussir leurs études, des élèves du collège Jean-Jaurès, situé cité des Courtillières à Pantin, parlent de ce système qui les contraint à adopter les règles des perturbateurs pour éviter l'agression.

L'île
de Sylvaine Dampierre
1998, 57min

Un documentaire sur un jardin ouvrier à la pointe de l'île Saint-Germain filmé avec une grande sensibilité.

Une ville chargée de mémoire
Boulevards du crépuscule
de Edgardo Cozarinsky
1992, 58min

Retourné à Buenos Aires après des années passées à Paris, le réalisateur revisite les lieux d'une adolescence cinéphilique.

En remontant la rue Vilin
de Robert Bober
1992, 48min

Sur les lieux de l'enfance de Georges Perec, une passionnante investigation à travers le temps dans le 20e arrondissement.

Films d'art

Capitale du cinéma, Paris est aussi la capitale des arts. A côté de l'incontournable série Palettes, plusieurs films d'art aujourd'hui méconnus, et pourtant d'une rare maîtrise technique, ont été réalisés.




L'enfer de Rodin
de Henri Alekan
1958, 15min

Pour illustrer la rencontre de deux imaginaires, ceux de Dante et de Rodin, Henri Alekan a mis en scène les œuvres du sculpteur.

La petite cuillère
de Carlos Vilardebo
1966, 9min

Sur une musique de Beethoven, une mise en scène de cuillères antiques égyptiennes. Un classique du court métrage.

Le Louvre imaginaire
de Alain Fleischer
1993, 1h

Une vision onirique des lieux et des œuvres mythiques du musée du Louvre, parcourus par une caméra très mobile.

Un certain art belge
de Jacques Lizène
1993, 50min

Film dans le film et art dans l'art, ce documentaire renouvelle le genre du film d'art avec humour et utilise toutes les ressources des trucages vidéo.

Célèbres voix off

De la voix gouailleuse d'Arletty à celle amusée d'Agnès Varda, de célèbres voix off dressent le portrait d'une ville aux multiples facettes.




Voix d'acteurs
Pierre Arditi

Pierre Arditi nous livre le récit de la vie de la photographe Denise Bellon dans l'admirable Souvenir d'un avenir (2001) de Yannick Bellon et Chris Marker. Il est aussi au générique d'un petit film promotionnel, La gare dans le musée (1987), qui retrace l'historique de la transformation de la gare d'Orsay.

Arletty

Retrouvez l'inimitable gouaille d'Arletty dans plusieurs documentaires réalisés au cours des années 1960 : Les primitifs du XIIIème (1960), où elle lit un commentaire écrit par Jacques Prévert, et Dina chez les rois (1966) qui a gagné le prix Max Ophuls en 1968.

Jean-Claude Brialy

De Paris mon copain (1954) à Monsieur Dior (1993), en passant par Coup de théâtre au Châtelet (1988), la voix de Jean-Claude Brialy incarne les différents visages de la capitale.

André Dussolier

La voix d'André Dussolier retrace les aventures des personnages créés par François Truffaut, de la place de Clichy à la butte Montmartre, dans un hommage au cinéaste qui a obtenu en 1991 le prix Vidéothèque de Paris (François Truffaut, de Laurent Chartin et Thierry Deshayes). Sa voix est aussi celle du combat de l'Abbé Pierre, un homme acharné à rendre la dignité à des familles de sans-logis (Le camp de Noisy, 2001).

Michael Lonsdale

Michael Lonsdale porte depuis longtemps un intérêt particulier aux lectures à haute voix. Régulièrement, il lit en public ou enregistre des textes de Platon, Camus, Marguerite Duras ou Christian Bobin. Passionné par ces "lectures pour tous", Michael Lonsdale a laissé "l'empreinte" de sa voix dans de nombreux documentaires, parmi lesquels un portrait de Jean-Louis Barrault (J.-L. Barrault, un homme de théâtre, 1983), deux autres d'écrivains (Edith Warthon, 1998 ; Portrait incomplet de Gertrude Stein, 1999), un court métrage sur des photographies de trompe-l'œil (Trompe l'œil, 1982) et un édifiant documentaire sur la découverte d'une nécropole mérovingienne (Concessions à perpétuité, 1997).

Jeanne Moreau

L'extraordinaire voix de Jeanne Moreau raconte la vie de Françoise Sagan dans un portrait de la série Un siècle d'écrivains consacré à la romancière.

François Périer

François Périer est un "homme de parole" presque aussi célèbre pour le timbre de sa voix que pour ses qualités de comédien. Chris Marker fait partie des réalisateurs à avoir fait souvent appel à lui. En témoignent Le fond de l'air est rouge (1997), Mémoires pour Simone (1986) ou 2084 (1984).

Emmanuelle Riva

La comédienne Emmanuelle Riva, éternelle incarnation d'Hiroshima mon amour (1959), nous conduit à la recherche du Paris de la Belle Epoque à travers une Promenade au temps des femmes fleurs (1973).

Jean Rochefort

Véritable Don Quichotte de l'écran, Jean Rochefort retrace l'histoire du cinéma français, de sa naissance au début des années 1960, dans les quarante émissions de la série Encyclopédie du cinéma français (1977-79).

Jean-Louis Trintignant

Jean-Louis Trintignant commente Parisienne... Parisiennes (1962), un hommage à la femme des sixties, ainsi que La société est une fleur carnivore (1973), un court métrage militant sur la révolte étudiante de 1968.

Voix de réalisateurs
Marguerite Duras

Césarée (1979) : une voix, celle de Marguerite Duras, évoque cette ville antique détruite, tandis que la caméra filme Paris. C'est cette même voix, plus malicieuse, qui décrit l'émerveillement d'enfants devant le rayon jouets d'un grand magasin parisien dans Les enfants et Noël (1965), un petit documentaire extrait du magazine Dim Dam Dom.

Abel Gance

Abel Gance, l'auteur de Cyrano et D'Artagnan (1964), retrace l'invention du cinématographe et la carrière de Louis Lumière dans un film de Paul Paviot, Lumière (1953).

Jean Rouch

Le cinéaste et ethnologue Jean Rouch révèle les fastes de l'Exposition universelle de 1900 à travers le film de montage de Marc Allégret, Exposition 1900 (1966).

Agnès Varda

Agnès Varda accompagne régulièrement ses films de sa propre voix : dans Les dites cariatides (1984), sa caméra se promène sur des façades d'immeubles tandis que son commentaire mêle anecdotes historiques et poèmes de Baudelaire, rendant hommage à la beauté de la femme.

Voix de personnalités
Juliette Gréco

La chanteuse Juliette Gréco nous transporte dans le Paris populaire et artistique de la Belle Epoque à travers un film sur le dessinateur du début du XXe siècle, Willette, le pierrot de Montmartre (1956) .

Yves Montand

La tendre voix d'Yves Montand poétise Le joli mai (1962) de Chris Marker et Pierre Lhomme, enquête en "cinéma-vérité" sur la vie quotidienne des Parisiens, ainsi qu'un portrait du guitariste manouche, Django Reinhardt, réalisé en 1957 par Paul Paviot.

Pierre Mac Orlan

L'écrivain Pierre Mac Orlan, qui fut proche d'Apollinaire et de Max Jacob, a enregistré en 1933 le commentaire des Petits métiers de Paris de Pierre Chenal, un reportage sur des métiers insolites qui ont fait le charme de la capitale.

Raymond Queneau

Champs-Elysées (1953) : du lever du jour à la nuit tombée, une journée sur l'avenue des Champs-Elysées à travers l'œil et la voix de l'écrivain Raymond Queneau. Un documentaire (forcément) irrévérencieux et ironique.

Making-of

A propos de"L'Anglaise et le duc"

Les tournages qui se sont tenus à Paris, ou se sont inspirés de la Ville lumière, dévoilent l'envers du décor du cinéma.




Agnès et le bonheur, série Démons et merveilles du cinéma
de Jean-Claude Bergeret
1964, 24min

Des images du tournage du Bonheur et des interviews du couple Agnès Varda-Jacques Demy.

Un amateur chez les professionnels
de Louis Estevez
1965, 27min

Louis Estevez filme en amateur des plateaux de films réalisés dans les années trente.

Marina face à Godard, série Dim Dam Dom
de Luc Favory
1967, 8min

Un court reportage sur le tournage du film de Jean-Luc Godard Deux ou trois choses que je sais d'elle, avec Marina Vlady.

Le Pont-Neuf des amants
de Laurent Canches
1991, 54min

L'histoire du décor des Amants du Pont-Neuf (1990) de Léos Carax.

Un tournage à la campagne
de Alain Fleischer
1994, 1h26min

Un film de montage réalisé à partir du matériel non utilisé du film de Jean Renoir, Partie de campagne (1946).

A propos du film d'Eric Rohmer
de Françoise Echegaray
2000, 42min

Un documentaire sur le tournage de L'Anglaise et le duc (2000), en particulier sur les techniques d'incrustation vidéo utilisées par le cinéaste.

Un Américain à Paris, série Absolument cinéma
de Christine Haas et Mark Edwards
2000, 9min

Dans le cadre du magazine Absolument cinéma, un reportage sur le tournage du film de Brian de Palma Femme fatale.

Casting
de Emmanuel Finkiel
2001, 1h27min

Des séances de casting au sein de la communauté ashkénaze parisienne organisées par Emmanuel Finkiel.

Documentaire ou fiction ?

Des biographies romancées aux nombreux documentaires intégrant des scènes de fiction, les réalisateurs aiment mélanger les genres. Retour sur certains films qui brouillent tout particulièrement les pistes et offrent une image de Paris contrastée.




Rien que les heures
de Alberto Cavalcanti
1926, 47min

Entre documentaire et fiction, un hommage à Paris, son foisonnement, ses petits métiers, sa circulation…

Blaise Pascal
de Roberto Rossellini
avec Pierre Arditi
1974, 2h05min

La vie de l'écrivain et physicien du XVIIe siècle vue par Roberto Rosselini.

Ce qui me meut
de Cédric Klapisch
1989, 22min

Les débuts mouvementés de l'image animée à travers les travaux d'Etienne-Jules Marey. Un hommage malicieux qui s'appuie sur de fausses archives et un commentaire fantaisiste.

Select Hôtel
de Laurent Bouhnik
1996, 1h22min

Premier long métrage de Laurent Bouhnik, ce film décrit un univers sordide, peuplé de marginaux et de désaxés.

Bonne Nouvelle
de Vincent Dieutre
2001, 1h

Dans le quartier du boulevard Bonne-Nouvelle, plusieurs histoires se nouent ou se dénouent. Un film d'une construction profondément originale.

Voyages
de Emmanuel Finkiel
1998, 1h51min

Trois fictions sur la communauté juive, subtilement reliées entre elles par le fil de l'Histoire et de la mémoire.


Copyright Forum des images

septembre 2003


/fdi/layout/set/nolayout/calendar/get_by_day
Agenda