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Bassin des Tuileries : une vue Lumière réalisée en 1896
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Pionniers de l'histoire du cinéma, les frères Lumière, ainsi que différents scientifiques ayant contribué à la naissance du cinématographe, sont également les précurseurs du cinéma documentaire.
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Etienne-Jules Marey et la chronophotographie
Physiologiste dont le nom restera célèbre dans l'histoire du cinéma, Etienne-Jules Marey s'intéresse, à la fin du XIXe siècle, à la chronophotographie et réalise des images animées reproduisant le mouvement des animaux. En 1980, Joël Farges retrace son itinéraire dans Etienne-Jules Marey, 1830-1904, un documentaire de la série Une préhistoire du cinéma. |
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Les frères Lumière et leurs opérateurs
Inventeurs du cinématographe, les frères Lumière sont aussi les pionniers d'un langage et d'un genre cinématographique : le documentaire. Dès 1896, leurs opérateurs enregistrent les changements qui s'opèrent à Paris à une période charnière de l'Histoire, d'un point de vue géopolitique, ainsi qu'au niveau des transports, des métiers ou encore des loisirs.Au tournant du XXe siècle, plus d'une centaine de vues Lumière (dont certaines font partie de montages thématiques) ont saisi sur le vif les premières images animées de la capitale. Ces petits films nous plongent dans l'atmosphère de la Belle Epoque lorsque le "vieux" Paris côtoyait encore le "grand" Paris. C'était le temps de l'Exposition universelle, une époque où les fiacres et les carrosses se mêlaient aux premières automobiles, où les hauts-de-forme, chapeaux melons et autres chapeaux à plume coiffaient toutes les têtes… |
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| | Autour du cinéma d'avant-garde : les années 1920-30 |
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Le mile
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Alors que Paris représente pour l'Europe la ville des plaisirs, les années folles sonnent l'heure des Premiers mètres du documentaire et d'un cinéma avant-gardiste.
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Alberto Cavalcanti
Cinéaste d'origine brésilienne, Alberto Cavalcanti débarque à Paris au début des années 1920. Après plusieurs expériences comme décorateur (notamment sur L'inhumaine de Marcel L'Herbier), il réalise son premier film en 1926 : Rien que les heures. Avec cette œuvre avant-gardiste, Cavalcanti "crée le prototype de la symphonie urbaine, sans histoire mais non sans charpente interne, dramatise le documentaire, pour la première fois peut-être" (Jean-Loup Passek). |
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Pierre Chenal
Evoluant également aux frontières du documentaire et de la fiction, Pierre Chenal se distingue par ses films réalisés avant-guerre : de Paris cinéma (1929), un court métrage sur l'état des techniques cinématographiques à la fin des années 1920, aux Petits métiers de Paris (1933), "reportage" sur des métiers aujourd'hui disparus, ses films se présentent comme de précieux témoignages sur la société des années 1930. |
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Jean Epstein
Réalisateur d'origine polonaise et célèbre théoricien du cinéma, Jean Epstein a été assistant de laboratoire chez les frères Lumière avant de tourner des films muets illustrant le fruit de ses recherches. Parmi ses films représentant la capitale, il réalise en 1938, pendant le Front populaire, Les bâtisseurs, un documentaire commandité par la CGT exaltant le rôle du peuple dans l'histoire de l'architecture. |
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Georges Lacombe
Cinéaste éclectique, Georges Lacombe débute sa carrière cinématographique auprès de René Clair (La tour, 1928). La zone (1928), son premier film, deviendra peu après un classique du documentaire social qui le consacrera auprès de l'avant-garde. |
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Jean Lods
Véritable passeur de films, Jean Lods a participé à l'éclosion des premiers ciné-clubs avant de cofonder l'IDHEC, dont il deviendra le directeur des études. Proche de Dziga Vertov et de Jean Vigo, à qui il semble rendre hommage dans Le mile (1932), un classique du film sportif, Lods a signé plusieurs documentaires avant-gardistes avant de réaliser de nombreux portraits de personnalités, de Jean Jaurès (1959) à Stéphane Mallarmé (1960). |
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André Sauvage
André Sauvage a réalisé au cours des années vingt et des années trente plusieurs films qui méritent d'être redécouverts, en particulier Etudes sur Paris (1928), un magnifique et passionnant document sur la capitale, qui lui vaudra les éloges de Jean Renoir et de Jean Vigo. |
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| | Quelques grands cinéastes |
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L'opéra Mouffe
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A partir de l'après-guerre, et surtout de la fin des années 1950, avec le développement d'équipements plus légers, les documentaristes vont conquérir Paris. En France, de grands cinéastes se dégagent peu à peu, de Georges Franju à Chris Marker, en passant par Jean Rouch.
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Raymond Depardon
Reporter photographe, cofondateur de l'agence Gamma, Raymond Depardon a réalisé de nombreux documentaires sur le monde qui nous entoure qui ont été qualifiés de "cinéma direct". L'univers de la police (Faits divers, 1983 ; Délits flagrants, 1994), de l'hôpital psychiatrique (Urgences, 1987) et des média (Numéros zéro, 1977 ; Reporters, 1981) l'intéressent tout particulièrement. |
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Georges Franju
Réalisateur d'une œuvre engagée, pleine de magie et de liberté, Georges Franju est l'un des maîtres du documentaire d'après-guerre. Le court métrage Le sang des bêtes (1949) fait partie de ses chefs-d'œuvre. Dans les années soixante, il tourne plusieurs films pour le magazine télévisé Chroniques de France, commandité par le ministère des Affaires étrangères. |
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Marcel Ophuls
Réalisateur français d'origine allemande, Marcel Ophuls, fils de Max Ophuls, réalise en 1969 un documentaire qui fera date : Le chagrin et la pitié. Ce film de montage sur la France pendant l'Occupation dénonce une période trouble de notre histoire en confrontant archives et témoignages. D'abord censuré par la télévision, ce documentaire est sorti en salle, où il a rencontré un franc succès, avant d'être finalement diffusé sur le petit écran en 1981. |
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Jean Rouch
Ethnologue et réalisateur passionné par l'Afrique, Jean Rouch a également parcouru la capitale. Pendant l'été 1960, il tourne avec Edgar Morin un film qui renouvelle le cinéma documentaire. Il s'agit de Chronique d'un été, le premier film réalisé en France avec une caméra légère, la toute nouvelle Coutant 16mm, et le magnétophone portable Nagra. Un bel hommage au cinéma de Dziga Vertov, qui sera récompensé par le prix de la Critique au Festival de Cannes. |
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Agnès Varda
Photographe au Théâtre national populaire (TNP) avant de devenir cinéaste, Agnès Varda traque au fil de ses films des instants du quotidien. Portraits d'anonymes (Daguerréotypes, 1975) ou de personnalités (Jane B par Agnès V, 1988), déambulations au coeur de la capitale (L'opéra Mouffe, 1958), interrogation des images du passé (Ulysse, 1982) composent sa filmographie "parisienne". Et si elle aime chanter la beauté de la femme (Les dites cariatides, 1984), elle ose aussi dénoncer une société machiste (Réponses de femmes, 1977). |
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| | Des réalisateurs à (re)découvrir |
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Jean Pailnlevé au fil de ses films
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Voici une sélection de réalisateurs, injustement méconnus ou passés de mode, qui ont investi la capitale tout au long du XXe siècle.
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Robert Bober
Ecrivain et réalisateur de films pour la télévision, né à Berlin en 1933, Robert Bober a été profondément marqué par le nazime. Auteur de plus d'une centaine de documentaires, entre autres avec Pierre Dumayet, il a également été le deuxième assistant de François Truffaut sur Les 400 coups (1959). Robert Bober s'est passionné pour l'œuvre de Georges Perec, autour de qui il a réalisé plusieurs films, dont En remontant la rue Vilin (1992), une émouvante investigation sur les lieux d'enfance de l'écrivain. Le dernier opus de Michel Deville, Un monde presque paisible, a été adapté d'un de ses ouvrages : Quoi de neuf sur la guerre ? (1993). |
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Jean Dewever
Jean Dewever débute sous le signe de la Nouvelle Vague en signant notamment des documentaires dénonçant la crise de l'habitat dans les années 1950 : La crise du logement (1956) et Des logis et des hommes (1958). |
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Alain Fleischer
Photographe, écrivain et ancien lauréat du prix de Rome, Alain Fleischer est aussi un réalisateur talentueux. Parmi son abondante production, il tourne en 1993 un "poème visuel" sur les lieux et les œuvres d'un des plus grands musées du monde : Le Louvre imaginaire. L'année suivante, il réalise Un tournage à la campagne, un formidable complément au film Partie de campagne, tourné par Jean Renoir en 1936 et monté dix ans plus tard. |
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Robert Ménégoz
Documentariste talentueux au parcours discret, Robert Ménégoz a réalisé en 1951 le premier film consacré à la Commune de Paris, dans lequel il rappelle l'importance des journées de 1871 pour le mouvement communiste international. |
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Luc Moullet
Cinéaste et acteur doté d'un humour impertinent, Luc Moullet réalise depuis quarante ans des films d'une grande liberté de ton. Alternant documentaires et fictions, ses films traitent de sujets pour le moins éclectiques : les chiens (L'empire de Médor, 1986), l'évolution des bibliothèques publiques (La valse des médias, 1987), ou encore Imphy, capitale de la France (1994), plus centrale que Paris. |
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Mosco
Le documentariste Mosco a réalisé en 1983 un premier film remarqué : Des "terroristes" à la retraite. Prix de la première œuvre au Festival de Grenoble, ce document dresse avec pudeur le portrait de sept survivants des groupes de la Résistance immigrée. |
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Jean Painlevé
Salué dans les années 1920 par les surréalistes, Jean Painlevé est considéré comme le précurseur d'un cinéma scientifique aux frontières de la science, de la poésie et de la cinéphilie. Parmi les films qu'il a tournés jusqu'au début des années 1980, essentiellement sur des animaux, Le vampire (1945) constitue l'un de ses chefs-d'œuvre. En 1988, Denis Derrien entreprend de raconter l'itinéraire de ce pionnier dans Jean Painlevé au fil de ses films, un documentaire en huit parties, riche en interviews et extraits de films. |
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La ville Louvre
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Entre cinéma et télévision, les (plus ou moins) jeunes auteurs d'aujourd'hui prennent la relève, chacun avec leur singularité. A travers leurs films se découvre une ville immense et bouillonnante, reflet d'une société vivante et cosmopolite.
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Romain Goupil
Ancien assistant de Robert Ménégoz et de Chantal Akerman, Romain Goupil reçoit la Caméra d'or au Festival de Cannes avec son premier long métrage documentaire Mourir à trente ans (1982), réalisé peu après le suicide d'un de ses amis. Alternant fictions et documentaires, Romain Goupil deviendra ensuite au fil de ses films une "sorte de double gauchiste d'Antoine Doinel", selon la formule d'un critique. Mais peut-être n'est-ce qu'Une pure coïncidence (2002) ? |
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William Karel
Considéré comme le "maître du documentaire historique", William Karel ne cesse d'interroger l'histoire du XXe siècle, tout particulièrement ses sujets brûlants. Les titres de ses films en rendent compte : La rafle du Vél d'Hiv... 50 ans après (1992), La controverse Aron-Sartre (1993), La cagoule (1996), CIA, guerres secrètes (2003)... Il a également réalisé plusieurs portraits de réalisateurs (Maurice Pialat, François Truffaut...) et d'écrivains (Joseph Kafka, William Faulkner...), ainsi que le scénario de Sabine de Philippe Faucon. |
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Serge Moati
Réalisateur et animateur d'émissions télévisées, Serge Moati a tourné depuis 1968 de nombreux documentaires et fictions, en particulier pour 5 colonnes à la une et Envoyé Spécial. Il a filmé régulièrement la tourmente des élections, notamment la campagne de 2001 à Paris, qui a conduit à l'investiture d'un maire socialiste, Bertrand Delanoë (2001, la prise de l'Hôtel de ville). |
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Nicolas Philibert
Bien avant Etre et avoir (2002), Nicolas Philibert nous a fait partager sa curiosité et son étonnement. De La ville Louvre (1990), une exploration des coulisses du plus grand musée parisien, à Un animal, des animaux (1994), il a créé une œuvre discrète et attentive, toujours sans l'ombre d'un commentaire. |
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Christophe de Ponfilly
Réalisateur de Massoud l'Afghan, sorti en salle en 1998 dans une grande indifférence avant de remporter le succès après les événements du 11 septembre 2001, Christophe de Ponfilly a également filmé la capitale dans plusieurs de ses documentaires : Autofolies, panique dans la ville (1990), Naître (1994), Paris by night (2000)... Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages sur la société afghane. |
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Claire Simon
Autodidacte, Claire Simon commence sa carrière cinématographique en tant que monteuse. Elle filme ensuite des courts et longs métrages documentaires avec un regard toujours implacable sur la société. Entièrement tourné à hauteur d'enfants, en longs plans séquences, Récréations (1992) est un documentaire impressionnant sur l'univers impitoyable de la "récré", qui va à l'encontre d'une vision idyllique de l'enfance. |
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| | Des réalisateurs de fiction |
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Place de la République
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De grands réalisateurs de fiction sont passés par le documentaire. Une face souvent méconnue de leur œuvre, que nous vous proposons de découvrir.
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René Clair
Réalisateur d'une œuvre pleine d'enthousiasme, René Clair a tourné en 1928, quatre ans après son premier film Entr'acte, un étonnant petit documentaire sur la tour Eiffel, hommage à son architecture métallique. La beauté formelle de La tour fait de ce film un classique des années vingt. |
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Emmanuel Finkiel
Avant de réaliser un premier court métrage de fiction remarqué, Madame Jacques sur la croisette (1995), Emmanuel Finkiel a travaillé comme assistant de plusieurs réalisateurs célèbres, notamment Krzysztof Kieslowski sur Trois couleurs, Bleu (1993). Il tourne ensuite Voyages (1998), une œuvre poignante sur la communauté juive, aux frontières de la fiction et du documentaire. A partir des séances de casting de ces deux films, il réalisera trois ans plus tard un émouvant documentaire, sobrement intitulé Casting. |
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Cédric Klapisch
Bien avant Chacun cherche son chat (1996), Cédric Klapisch a réalisé un hommage malicieux aux débuts mouvementés de l'image animée, Ce qui me meut (1989). Adoptant le ton du documentaire historique, ce court métrage imaginatif s'appuie sur de fausses archives et un irrésistible commentaire. |
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Louis Malle
Réalisateur de nombreuses fictions, dont un remarquable premier film (Ascenseur pour l'échafaud, 1957), Louis Malle a également tourné en 1972 Place de la République, un documentaire constituant le second volet du film Humain, trop humain sur le fonctionnement et les conditions de travail dans une usine Citroën à Rennes. |
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Maurice Pialat
Maurice Pialat pose les jalons de toute sa cinématographie à venir dès son premier court métrage documentaire, L'amour existe, primé en 1961 au Festival de Venise. A côté de fictions réalistes, il tournera plusieurs documentaires, de Pigalle (1961) au Quartier latin (1966). |
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Jean Renoir
Le célèbre auteur de La bête humaine (1938), Jean Renoir, n'a cessé de mêler dans ses films la réalité à l'illusion, l'art à la vie. En 1936, il réalise pour le Parti communiste français La vie est à nous, un documentaire conçu pour être projeté dans les meetings avant les élections qui ont marqué l'avènement du Front populaire. "Un des rares films français de l'époque à évoquer sans ambiguïté le chômage, la crise, la montée du fascisme" (Dictionnaire du cinéma, sous la direction de Jean-Loup Passek, Larousse/Bordas, 1998). |
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Alain Resnais
L'auteur d'On connaît la chanson (1997), Alain Resnais, est aussi un documentariste talentueux, réalisateur de plusieurs portraits de peintres et, surtout, de Nuit et brouillard (1956), un "voyage au bout de la nuit et de l'horreur" des camps de concentration. Toute la mémoire du monde, également tourné en 1956, présente les méandres de la Bibliothèque nationale de la rue de Richelieu, avec un commentaire étonnamment visionnaire. |
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| | Des réalisateurs étrangers |
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Carnets de notes sur vêtements et villes
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La capitale du luxe et de l'élégance, et aussi des poulbots et des apaches, séduit depuis longtemps les documentaristes étrangers.
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Peter Greenaway
Cinéaste anglais passionné par la peinture, Peter Greenaway a réalisé deux ans après Le ventre de l'architecte (1987), un documentaire sur ces étranges Morts de la Seine repêchés entre 1795 et 1801. |
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William Klein
Artiste américain toujours à l'affût, William Klein a imposé au fil de ses clichés et de ses films son style direct et incisif. Passionné par les métropoles, il capte sans cesse leur bouillonnement, qu'il soit à Paris, à Tokyo ou à New York. Militant dans l'âme, il est victime à plusieurs reprises de la censure, mais n'hésite pas à se battre pour la cause des Noirs américains ou à réaliser, avec un recul ironique et critique, une chronique sur les événements de Mai 68 (Grands soirs et petits matins, extraits d'un film qui aurait pu exister, 1978). L'univers de la mode fait également partie de ses sujets de prédilection : en témoignent Le business et la mode (1962) et, plus récemment, In and out of fashion (1994). |
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Joris Ivens
Joris Ivens est un cinéaste néerlandais profondément engagé. Entre l'URSS, l'Europe centrale, la Chine et Cuba, il filme à partir des années vingt la vie et les espoirs du XXe siècle. C'est aussi un poète au regard tendre et amoureux, celui de La Seine a rencontré Paris, Grand prix du court métrage au Festival de Cannes en 1958. |
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Peter Watkins
Cinéaste britannique qui a reçu l'Oscar du meilleur documentaire en 1966 avec La bombe, Peter Watkins a également réalisé une très belle biographie d'Edward Munch en 1975. En 1999, il tourne La commune, Paris 1871, un film résolument militant dans son contenu et ses procédés. |
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Wim Wenders
L'auteur des Ailes du désir (1987) a réalisé en 1989 Carnets de notes sur vêtements et villes : au-delà d'un documentaire sur la mode, ce film propose une réflexion sur la création et nous livre indirectement l'autoportrait de Wim Wenders. |
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Frédérick Wiseman
Le célèbre documentariste américain Frédérick Wiseman, auteur de nombreux films sur l'Amérique et ses institutions, réalise en 1996 un document sur La Comédie-Française (1996). Sa caméra attentive et silencieuse aurait notamment influencé Raymond Depardon. |
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Lettre pour L...
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Parmi les nombreux documentaires se déroulant à Paris, voici une sélection thématique de films à (re)découvrir.
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| | Portraits / autoportraits |
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| La filmographie de nombreux documentaristes est jalonnée de portraits et d'autoportraits. Retour sur une sélection d'entre eux.
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| | | Portraits d'acteurs et de réalisateurs |
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| | | Portraits de personnalités |
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Portraits de femmes
de Louis Estevez 1960, 3min14s
De jeunes et jolies Parisiennes saisies par un cinéaste amateur. |
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Daguerréotypes
de Agnès Varda 1975, 1h15min
Une galerie de portraits de commerçants de la rue Daguerre. |
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L'accordeuse de piano
de Alain Cavalier 1991, 13min
Un des nombreux Portraits de Parisiennes filmés par la caméra discrète d'Alain Cavalier, qui se laisse aller à son tour à la confidence. |
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Un taxi parisien
de Robert Bozzi 2002, 51min
Filmés grâce à une petite caméra cachée, divers clients dialoguent entre eux le temps d'un trajet dans Paris, ou se confient au chauffeur de ce taxi insolite. |
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L'opéra Mouffe
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Les grands étapes jalonnant la vie ont été saisies par des caméras attentives et sensibles.
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L'opéra mouffe
de Agnès Varda 1958, 16min
Les projections fantasmatiques d'une femme enceinte sur la rue Mouffetard et son marché. |
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Naître
de Christophe de Ponfilly 1994, 52min
Un reportage au sein de la maternité de Port-Royal, hommage émerveillé au mystère et à la magie d'une naissance. |
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Que deviendront-ils ?
de Michel Fresnel 1984, environ 12x1h
Un passionnant documentaire dans lequel le réalisateur a suivi pendant plusieurs années l'itinéraire de différents élèves du lycée Paul Valéry. |
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Récréations
de Claire Simon 1992, 54min
L'univers impitoyable de la "récré" filmé avec brio à hauteur d'enfant. |
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Grands comme le monde
de Denis Gheerbrant 1998, 1h31min
Un remarquable documentaire sur les désirs et les désarrois des collégiens, à cheval entre l'enfance et l'adolescence. |
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Les mariés de Robinson, série Dim, Dam, Dom
de Jean-Daniel Pollet 1966, 16min
La célébration d'un mariage populaire dans une auberge du Plessis-Robinson. |
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Souris t'es heureux
de Michèle Rosier et Jacques Kébadian 1979, 1h16min
Un mariage en banlieue parisienne filmé à la façon du cinéma vérité. |
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Lettre pour L...
de Romain Goupil 1993, 1h41min
Un film d'amour en forme de manifeste, réalisé pour L. qui est gravement malade. |
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Bleu, blanc, rose
de Yves Jeuland 2002, 2h20min
Un documentaire captivant et très complet retraçant l'évolution du mouvement homosexuel depuis quarante ans. |
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Mourir à trente ans
de Romain Goupil 1982, 1h37min
Le suicide de son ami Michel Recanati conduit Romain Goupil à interroger leur passé. |
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Urgences
de Raymond Depardon 1987, 1h29min
Un témoignage sur les activités quotidiennes du service d'urgence psychiatrique de l'Hôtel-Dieu. |
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La pudeur ou l'impudeur
de Hervé Guibert 1991, 58min
Condamné par le sida, l'écrivain Hervé Guibert a filmé ses derniers jours. Un document bouleversant, ultime affirmation de la dignité humaine et des prérogatives de la vie. |
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Les derniers mots
de Gil Rabier et Nils Tavernier 2000, 50min
Filmé avec beaucoup de pudeur et d'émotion, le travail de l'Unité mobile de soins palliatifs de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, qui accompagne les personnes en fin de vie ou en grande souffrance. |
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Avant de partir
de Marie de Laubier 2001, 1h31min
En ouvrant les portes d'une maison de retraite, ce documentaire approche la vie quotidienne des personnes âgées qui y demeurent. |
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| | Quelques pages d'histoire |
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| Capitale de la France, Paris est depuis longtemps directement en prise avec l'Histoire.
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| | | Documentaires historiques |
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Paris 1900
de Nicole Vedrès 1948, 1h19min
Un documentaire historique sur Paris au début du siècle, dont le choix des images et la justesse de ton du commentaire en ont fait un classique du genre. |
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Commune de Paris
de Robert Ménégoz 1951, 25min
Le premier documentaire français consacré aux journées de 1871. |
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Les morts de la Seine
de Peter Greenaway 1989, 44min
Entre 1795 et 1801, trois cents six cadavres ont été repêchés dans la Seine. Peter Greenaway enquête... |
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Le chagrin et la pitié
de Marcel Ophuls 1969, 4h10
Une chronique de référence sur la France pendant l'Occupation. |
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La guerre d'un seul homme
de Edgardo Cozarinsky 1981, 1h45min
Une mise en images d'extraits des Journaux parisiens d'Ernst Junger, confrontés aux bandes d'actualités de l'Occupation. |
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La rafle du Vél d'Hiv... 50 ans après
de Blanche Finger et William Karel 1992, 1h
L'horreur de cette journée de la rafle du Vél d'Hiv, le 16 juillet 1942, à travers des témoignages implacables et la voix de Sami Frey qui rappelle les faits. |
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Reprise
de Hervé Le Roux 1996, 3h05min
Un formidable tableau de la vie d'une usine de banlieue dans les années soixante à travers la recherche d'une ouvrière qui a été immortalisée par une caméra en 1968. |
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Paris jamais vu
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Visitez Paris derrière l'objectif de Pierre Prévert, Louis Malle ou Chris Marker...
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Etudes sur Paris
de André Sauvage 1928, 1h15min
Un passionnant document sur la Ville lumière à la fin des années 1920. |
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Paris la belle
de Pierre Prévert et Marcel Duhamel 1959, 22min
En Provence, Jacques Prévert rêve et raconte Paris, promenant son regard sur les quartiers les plus divers. |
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Chronique d'un été
de Jean Rouch 1961, 1h26min
Pendant l'été 1960, Jean Rouch et Edgar Morin ont enquêté sur la vie quotidienne des Parisiens. |
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Paris jamais vu
de Albert Lamorisse 1967, 20min
D'impressionnantes images aériennes de la capitale saisies par le réalisateur du Ballon rouge (1956). |
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Bassin des Tuileries Opérateur Lumière 1896, 49s
Le premier film tourné à Paris par les opérateurs Lumière. |
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La tour
de René Clair 1928, 10min
La tour Eiffel somptueusement filmée au cours d'une montée en ascenseur vers le dernier étage. Un classique des années vingt. |
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Hôtel des Invalides
de Georges Franju 1952, 22min
Une visite de l'Hôtel des Invalides avec Michel Simon. |
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Saint-Germain-des-Prés
de Orson Welles 1955, 27min
Envoyé par le journal New York Herald Tribune, Orson Welles flâne à Saint-Germain-des-Prés, du club du Vieux-Colombier au café Le Flore. |
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Gare de Lyon
de William Klein 1963, 12min
Un reportage sur l'effervescence régnant à la gare de Lyon à la veille des grandes vacances. |
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Place de la République
de Louis Malle 1974, 1h31min
Louis Malle et son équipe ont filmé les passants, place de la République, en essayant de les faire parler. |
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Aérroporrrt d'Orrrrly
de Luc Moullet 1990, 7min
Les nuisances provoquées par la proximité de l'aéroport vues sous un ton humoristique. |
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La ville Louvre
de Nicolas Philibert 1990, 1h25min
Un hommage de Nicolas Philibert à l'un des plus grands musées du monde. |
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La zone
de Georges Lacombe 1928, 28min
Un classique de la critique sociale sur la "zone" située aux portes de Paris. |
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Chronique d'une banlieue ordinaire
de Dominique Cabrera 1992, 58min
Des habitants de Mantes-la-Jolie parcourent avec émotion leurs anciens appartements avant leur destruction. |
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On n'est pas des bouffons
de Hubert Brunou 2001, 52min
Avec une volonté farouche de réussir leurs études, des élèves du collège Jean-Jaurès, situé cité des Courtillières à Pantin, parlent de ce système qui les contraint à adopter les règles des perturbateurs pour éviter l'agression. |
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L'île
de Sylvaine Dampierre 1998, 57min
Un documentaire sur un jardin ouvrier à la pointe de l'île Saint-Germain filmé avec une grande sensibilité. |
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| | | Une ville chargée de mémoire |
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| Capitale du cinéma, Paris est aussi la capitale des arts. A côté de l'incontournable série Palettes, plusieurs films d'art aujourd'hui méconnus, et pourtant d'une rare maîtrise technique, ont été réalisés.
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L'enfer de Rodin
de Henri Alekan 1958, 15min
Pour illustrer la rencontre de deux imaginaires, ceux de Dante et de Rodin, Henri Alekan a mis en scène les œuvres du sculpteur. |
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La petite cuillère
de Carlos Vilardebo 1966, 9min
Sur une musique de Beethoven, une mise en scène de cuillères antiques égyptiennes. Un classique du court métrage. |
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Le Louvre imaginaire
de Alain Fleischer 1993, 1h
Une vision onirique des lieux et des œuvres mythiques du musée du Louvre, parcourus par une caméra très mobile. |
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Un certain art belge
de Jacques Lizène 1993, 50min
Film dans le film et art dans l'art, ce documentaire renouvelle le genre du film d'art avec humour et utilise toutes les ressources des trucages vidéo. |
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| De la voix gouailleuse d'Arletty à celle amusée d'Agnès Varda, de célèbres voix off dressent le portrait d'une ville aux multiples facettes.
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Arletty
Retrouvez l'inimitable gouaille d'Arletty dans plusieurs documentaires réalisés au cours des années 1960 : Les primitifs du XIIIème (1960), où elle lit un commentaire écrit par Jacques Prévert, et Dina chez les rois (1966) qui a gagné le prix Max Ophuls en 1968. |
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André Dussolier
La voix d'André Dussolier retrace les aventures des personnages créés par François Truffaut, de la place de Clichy à la butte Montmartre, dans un hommage au cinéaste qui a obtenu en 1991 le prix Vidéothèque de Paris (François Truffaut, de Laurent Chartin et Thierry Deshayes). Sa voix est aussi celle du combat de l'Abbé Pierre, un homme acharné à rendre la dignité à des familles de sans-logis (Le camp de Noisy, 2001). |
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Michael Lonsdale
Michael Lonsdale porte depuis longtemps un intérêt particulier aux lectures à haute voix. Régulièrement, il lit en public ou enregistre des textes de Platon, Camus, Marguerite Duras ou Christian Bobin. Passionné par ces "lectures pour tous", Michael Lonsdale a laissé "l'empreinte" de sa voix dans de nombreux documentaires, parmi lesquels un portrait de Jean-Louis Barrault (J.-L. Barrault, un homme de théâtre, 1983), deux autres d'écrivains (Edith Warthon, 1998 ; Portrait incomplet de Gertrude Stein, 1999), un court métrage sur des photographies de trompe-l'œil (Trompe l'œil, 1982) et un édifiant documentaire sur la découverte d'une nécropole mérovingienne (Concessions à perpétuité, 1997). |
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Jean Rochefort
Véritable Don Quichotte de l'écran, Jean Rochefort retrace l'histoire du cinéma français, de sa naissance au début des années 1960, dans les quarante émissions de la série Encyclopédie du cinéma français (1977-79). |
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Marguerite Duras
Césarée (1979) : une voix, celle de Marguerite Duras, évoque cette ville antique détruite, tandis que la caméra filme Paris. C'est cette même voix, plus malicieuse, qui décrit l'émerveillement d'enfants devant le rayon jouets d'un grand magasin parisien dans Les enfants et Noël (1965), un petit documentaire extrait du magazine Dim Dam Dom. |
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Abel Gance
Abel Gance, l'auteur de Cyrano et d'Artagnan (1964), retrace l'invention du cinématographe et la carrière de Louis Lumière dans un film de Paul Paviot, Lumière (1953). |
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Agnès Varda
Agnès Varda accompagne régulièrement ses films de sa propre voix : dans Les dites cariatides (1984), sa caméra se promène sur des façades d'immeubles tandis que son commentaire mêle anecdotes historiques et poèmes de Baudelaire, rendant hommage à la beauté de la femme. |
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A propos de"L'Anglaise et le duc"
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Les tournages qui se sont tenus à Paris, ou se sont inspirés de la Ville lumière, dévoilent l'envers du décor du cinéma.
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| | Documentaire ou fiction ? |
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| Des biographies romancées aux nombreux documentaires intégrant des scènes de fiction, les réalisateurs aiment mélanger les genres. Retour sur certains films qui brouillent tout particulièrement les pistes et offrent une image de Paris contrastée.
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Rien que les heures
de Alberto Cavalcanti 1926, 47min
Entre documentaire et fiction, un hommage à Paris, son foisonnement, ses petits métiers, sa circulation… |
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Blaise Pascal
de Roberto Rossellini avec Pierre Arditi 1974, 2h05min
La vie de l'écrivain et physicien du XVIIe siècle vue par Roberto Rosselini. |
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Ce qui me meut
de Cédric Klapisch 1989, 22min
Les débuts mouvementés de l'image animée à travers les travaux d'Etienne-Jules Marey. Un hommage malicieux qui s'appuie sur de fausses archives et un commentaire fantaisiste. |
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Select Hôtel
de Laurent Bouhnik 1996, 1h22min
Premier long métrage de Laurent Bouhnik, ce film décrit un univers sordide, peuplé de marginaux et de désaxés. |
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Bonne Nouvelle
de Vincent Dieutre 2001, 1h
Dans le quartier du boulevard Bonne-Nouvelle, plusieurs histoires se nouent ou se dénouent. Un film d'une construction profondément originale. |
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Voyages
de Emmanuel Finkiel 1998, 1h51min
Trois fictions sur la communauté juive, subtilement reliées entre elles par le fil de l'Histoire et de la mémoire. |
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